Les dieux (enfin, Native Instruments) m'ont fait la grâce d'avoir accès à Massive X en avant-première, et j'ai pu l'explorer pour créer cette vidéo de présentation complète.
Bon visionnage.
TRANSCRIPTION VIDÉO
Massive X, c'est une refonte complète de Massive. Un synthé totalement nouveau construit de zéro, mais qui garde certains éléments de Massive – du coup, ça ressemble à la fois à Massive et à un synthé tout neuf. C'est vraiment réussi.
Donc, c'est Synth Spotlight, je vais me concentrer comme d'habitude sur ce qui rend ce synthé intéressant. Pourquoi il se démarque des autres, pourquoi tu devrais t'y intéresser. Mais je vais aussi aborder les changements par rapport à Massive, ce qu'ils ont gardé et comment ils l'ont modifié. A
lors, la pièce maîtresse de cette bête, c'est le panneau de routage. Si tu te rappelles, l'ancien Massive, le Massive original, avait déjà un panneau de routage. Ça te permettait de faire quelques trucs, genre ces effets instantanés ici en bas, tu pouvais déterminer où ils se trouvaient dans le chemin du signal. Donc, si je clique là, c'est positionné entre l'oscillateur et le filtre. Ou je pouvais le mettre après le filtre, ce genre de trucs. C'était limité, mais c'était plutôt cool.
Mais Massive X a poussé cette idée encore plus loin en créant une architecture quasi totalement modulaire. Juste ici, on voit comment tout est connecté. Donc, là maintenant, on a l'oscillateur un et deux, Noise un et Noise deux ici en bas. Et ensuite ça passe par une chaîne, on a les effets insert A, B et C, c'est A, B et C. On a le filtre F, représenté ici en bas. Et donc tu vois la chaîne.
L'oscillateur va dans l'effet insert A, qui va ensuite dans le filtre, qui va ensuite dans l'insert B, l'insert C, et puis vers nos effets et finalement vers la sortie. Donc, là c'était un exemple basique. Disons que je règle l'effet insert B en distorsion. Ou en fait, prenons plutôt un Bitcrusher. Alors là— pour le moment, comme le filtre est avant. Quand je change cette fréquence, le cutoff de notre passe-bas ne rend pas le son plus rond, il change juste le son qui entre dans notre Bitcrusher, qui du coup le rend à nouveau plus brillant de différentes façons.
Donc, je me dis peut-être, bon, tu vois, je veux le Bitcrusher avant ça. Je veux filtrer le son du Bitcrusher. Facile. Il suffit de déconnecter notre filtre et notre Bitcrusher, et de reconnecter les choses dans un ordre différent. Et là maintenant, on obtient notre son écrasé, qui est ensuite filtré. Donc, ça c'est juste un exemple de base de comment utiliser ça. C'est la pointe de l'iceberg. Il y a des tonnes de trucs que tu peux faire avec ce panneau de routage.
Je vais passer en revue tous les différents modules ici en haut. Et tu vas voir que je reviens sans cesse au panneau de routage. C'est tellement intégré à tout. Et ça crée une flexibilité énorme dans ce synthé.
Bon, alors allons-y et commençons par nos oscillateurs ici en haut. Donc, deux oscillateurs de table d'ondes, avec plein de tables d'ondes. Bien plus que dans le Massive original. Et ils ont même ramené certaines de celles du Massive original en version remasterisée, c'est une belle attention. Chacun de ces oscillateurs a aussi plusieurs modes, j'appelle ça des « modes de morphing ».
Si tu te rappelles, le Massive original avait ça aussi. On avait les spectrum bends et format, qui te permettaient de morphér les formes d'onde de diverses façons. Eh bien, maintenant on en a encore plus, et chacun a son propre sous-ensemble aussi. Un nouveau qu'ils ont créé s'appelle Gorilla, que j'adore vraiment. Laisse-moi initialiser notre son. Avant de te montrer ça. Okay. On va sur Gorilla. Maintenant écoute ça. C'est comme une synchro super agressive. Mais ça a lui-même plusieurs versions différentes. Donc ça c'est King, et je change pour Kang. Donc, non seulement on a toutes ces tables d'ondes avec lesquelles bosser, mais on a aussi plein de façons de les triturer et de les morphér.
Maintenant, si tu connais pas le Massive original, tu te demandes peut-être, bon, ils ont viré un oscillateur… Et c'est vrai, on a deux oscillateurs de table d'ondes au lieu de trois. Cependant, au lieu d'en avoir trois comme ça, ils ont ajouté trois oscillateurs soustractifs supplémentaires. Si tu vas dans les effets Insert, tu verras « oscillateur ». C'est un oscillateur soustractif.
Donc, ce que je vais faire, c'est casser ça, tout déconnecter. Send B et j'amène ça par ici et je connecte ça au début de notre chaîne, et maintenant, j'ai un oscillateur supplémentaire avec lequel bosser. Une utilisation courante qui me vient à l'esprit, c'est un sub-oscillateur. Et tu as plusieurs options différentes ici. Formes d'onde soustractives standard.
Autre utilisation pour ça. Disons que tu veux ajouter une sinusoïde, la superposer pour créer un son plus gras. Et grâce à notre panneau de routage, tu vois, disons qu'on a plein d'effets qui tournent. Notre son part vraiment dans tous les sens. Mais on veut une sinusoïde pure, tu vois, à superposer, lui donner du corps, et on veut pas qu'elle soit affectée par tout. Pas de problème, on la déplace directement vers la sortie. Et maintenant, on peut faire ce qu'on veut à notre son principal, notre sinusoïde restera intacte. Ou peut-être qu'on voulait qu'elle passe juste par un des effets. Okay, pas de souci, on peut faire ça. Donc encore une fois, tu vois à quel point ce panneau de routage est génial. Il te permet vraiment de câbler ce synthé comme tu veux.
Bon, un autre truc sur ces oscillateurs, c'est qu'en plus de nos deux oscillateurs de table d'ondes et de nos trois oscillateurs insert, on a deux oscillateurs de modulation de phase dédiés. Donc, la modulation de phase PM crée un son pratiquement identique à la modulation de fréquence. Les synthés FM, les softsynths, utilisent généralement PM au lieu de la vraie FM. Mais tu obtiens un son FM. Donc en gros, ce sont deux oscillateurs dédiés à nous donner un son FM.
Tout ce que tu as à faire, c'est activer PM un, régler ça sur une sinusoïde. Et maintenant ce potard va augmenter la quantité de modulation de phase appliquée à l'oscillateur un. Et ce que j'adore vraiment, une belle attention ici, c'est que ce contrôle de hauteur se fait en ratio. Donc un veut dire que c'est la même hauteur que l'oscillateur un, deux veut dire une octave au-dessus. On pourrait descendre à la moitié, une octave en dessous. C'est comme ça que les synthés FM fonctionnent. Donc si tu connais la programmation de synthés FM, tu vas adorer ça. Si tu aimes pas ça, pas de problème, active key track et tu as les bons vieux demi-tons.
Maintenant, on en a deux, et on peut les router de différentes façons. Je pourrais les avoir tous les deux qui modulent l'oscillateur un, ou, tu vois, un vers un, deux vers deux. Et en plus de ça, on a cette source de modulation de phase auxiliaire, où on peut brancher ce qu'on veut et ça devient notre source de modulation de phase. Un exemple, ici dans nos Inserts. On a un oscillateur de modulation de phase. C'est celui-là. Pour l'utiliser, il suffit de le câbler à cette boîte, PM auxiliary. Tout ce qui est connecté ici devient alors notre source de modulation de phase auxiliaire. Donc, active auxiliary. tu baisses celui-ci.
Donc, en réalité, on a cinq oscillateurs de modulation de phase différents et on peut les câbler à un et deux de différentes façons. Ça nous donne en quelque sorte un mini synthé FM à l'intérieur de ce gros synthé de table d'ondes. Très belle attention. Et grâce au panneau de routage, on peut faire des trucs bizarres ici, genre, je pourrais changer C en Bitcrusher, et je dois connecter l'entrée pour que ça marche. Mais, désactivons ça. Donc c'est un peu bizarre. Mais juste comme exemple, on peut utiliser n'importe quoi comme source de modulation de phase. Ou, autre exemple, on pourrait faire du feedback FM où l'oscillateur qui est modulé est aussi la source de modulation.
C'est en fait un excellent moyen d'obtenir un son genre dents de scie. Donc, des tonnes d'options avec les oscillateurs. Et enfin, il y a une section unisson, règle le nombre de voix, la largeur, la dispersion, tu peux créer des accords, plein d'options ici.
Bon, avant de passer aux sections suivantes, je veux juste mentionner brièvement que cette vidéo t'est présentée par nous, Audible Genius, les créateurs de Syntorial. Syntorial est un logiciel de formation qui ressemble à un jeu vidéo, qui va t'apprendre à programmer des patchs de synthé à l'oreille. L'objectif global de cette appli de formation, c'est de t'amener au point où tu peux prendre les sons que tu entends. Que ce soit dans ta tête, ou dans la musique que tu écoutes, et être capable de les créer sur un synthé.
En bref, voici comment ça marche. Je vais prendre une leçon au hasard. Ça commence par une vidéo. Donc, dans cette vidéo, je démontre quelque chose. Peut-être que je parle de filtres, peut-être que je parle de formes d'onde. Et je passe en revue, je les démontre, je les explique. Ensuite tu passes à un challenge. Dans ce challenge, on te donne un patch caché. Je peux l'entendre, mais je peux pas le voir, je dois aller sur mon patch, qui est une simple dent de scie, et je dois le recréer entièrement à l'oreille. Donc c'est vraiment axé sur l'entraînement de l'oreille.
C'est tout l'enjeu de la synthèse. Tu dois entraîner ton oreille. Sinon, tu fais juste des suppositions. Il faut que tu sois capable de prendre les sons que tu entends et de les créer. Bon, je vais pas faire de changements ici. Je vais soumettre ça pour voir ce que j'ai fait. Évidemment j'ai fait horrible parce que j'ai fait aucun changement. Mais voilà ce qui se passe, tous les contrôles qui sont corrects sont en vert, et ceux qui sont faux sont en rouge, et je peux faire les changements et entendre la différence.
Tu commences à montrer à ton oreille la différence. Maintenant, ça commence super simplement. La première leçon porte sur les formes d'onde dents de scie et impulsionnelle. Dents de scie et impulsionnelle, je parle juste de ces deux formes d'onde, je les démontre. Et le challenge, c'est juste la forme d'onde, tu recrées des patchs avec un seul contrôle. Ça ajoute progressivement un contrôle à la fois jusqu'à ce que tu arrives à la toute fin. Où là tu fais tout le synthé.
Ça commence simple, ça devient complexe, ça entraîne ton oreille. Essaie-le, démo gratuite, les 22 premières leçons le lien est dans la description. Okay, la ferme, Joe. Retour à Massive X.
Bon, passons à autre chose, le bruit. Assez simple ici, mais il y en a deux. Et tu te demandes peut-être, pourquoi aurais-tu besoin de deux bruits. Eh bien, comme le Massive original, c'est plus que juste ton typique bruit blanc ou rose. Baissons ça. Active-toi. Tu as toutes sortes de trucs. Donc c'est plus comme un échantillonneur d'une certaine façon. Ça ajoute une toute nouvelle texture. Personnellement j'aime bien le grizzly. Donc, si tu te disais « Mec, j'ai besoin d'un synthé qui crée des sons de grizzly », ne cherche pas plus loin.
Bon, donc tu as deux de ces trucs sympas. Filtre. Bon, on a plein d'options de filtre. Et chacun a un sous-ensemble. Donc comme ce monarch, qui je pense est un peu comme un filtre analogique Moog, il a tu vois, plusieurs réglages de pente différents pour le passe-bas, passe-bande, peak, et chacun d'eux a ses propres sous-réglages.
Donc il y en a un appelé Creek qui est vraiment plus comme une distorsion, quelques types différents de sous-distorsions, et ce qui me rend vraiment content c'est qu'ils ont ajouté ce potard Gain, donc on peut pousser le filtre, en tirer de la chaleur. Je trouve que c'est très important dans les synthés de nos jours pour obtenir ce son sympa, chaud, analogique. Et tu penses peut-être aussi, bon écoute, le vieux Massive avait deux filtres, et tu peux les router de différentes façons. Celui-ci n'en a qu'un. Donc c'est pas une régression ? Non.
D'abord, ils ont remplacé ça par deux sortes de filtres doubles préconfigurés de façons typiques. Donc comme celui-ci c'est un parallèle, tu peux choisir deux filtres à combiner en parallèle. Donc passe-bas, passe-haut. Tes sons vont passer par un passe-bas, aussi un passe-haut, et c'est combiné à la fin. Et donc il y a juste quelques combinaisons courantes pour ça. Ou tu peux faire série, qui est juste un passe-haut, qui va dans un passe-bas.
Ce sont des façons vraiment courantes d'utiliser des filtres doubles. Donc plutôt que d'avoir cette complexité de devoir gérer ces deux filtres, ils ont fait ça à la place. J'aime bien, ça rend juste les choses plus conviviales, tout en te donnant beaucoup de possibilités. Personnellement, j'utilise jamais vraiment les filtres doubles de toute façon. Okay, maintenant en plus de ce potard de gain, on a aussi le feedback, qui était aussi dans le vieux Massive, donc si je— ça prend la sortie du filtre, le renvoie dans l'entrée, donc tu crées ce son saturé, vibrant. Cependant, grâce à notre panneau de routage, on peut appliquer une boucle de feedback à n'importe quoi.
Exemple. Je vais prendre B, et mettre Anima. C'est un peu comme un flanger. Bon, je veux que ce truc fasse du feedback, comment je peux faire ça ? Eh bien, notre route de feedback est déterminée ici en bas. C'est le début de notre boucle de feedback, ça c'est la fin. Donc, notre filtre est actuellement connecté à ça. La fin va dans la boucle de feedback, et ensuite cette boucle de feedback revient au début du filtre. C'est pour ça qu'on obtient le son qu'on obtient quand on augmente notre feedback.
Tu peux faire ça avec n'importe quoi. Je vais créer une boucle de feedback autour d'Anima. Oups. Beaucoup d'expérimentation ici. Qu'est-ce que je peux faire avec une boucle de feedback ? Ce que j'aime encore mieux par contre. Reconnecter ça. Donc, la sortie d'Anima revient dans le filtre et on obtient cette boucle de feedback à deux modules.
Autre truc que j'adore avec ce panneau de routage, fais du feedback avec ce que tu veux. Bon, alors passons à notre section Effets. On en a trois, X, Y et Z. Un bel ensemble robuste d'effets, reverbs, delays, des trucs plutôt standard. Chacun d'eux a son propre sous-ensemble, cependant. Donc en allant sur reverb, des tonnes de types de reverb, tu as beaucoup avec quoi bosser ici, très sympa. Un dont je veux parler en particulier c'est ce Nonlinear Lab.
En surface, ça ressemble juste à une distorsion standard, quelques types différents. Mais ce que j'adore avec ça, c'est ici en bas, c'est un simulateur d'ampli. Balance ça dans une grosse reverb. Son de guitare épique. J'adore cet effet. Et, on peut router ça de différentes façons. Donc tu peux connecter différents modules dans X, Y ou Z. Et aller ici, ici, ici. Et on peut router les effets proprement dits de différentes façons. X, c'est un routage série pur, X dans Y dans Z. On pourrait faire X et Y en parallèle. Donc, les modules vont dedans séparément, c'est sommé, et ensuite tout passe par Z, ou ils sont tous en parallèle, séparés, et ensuite sommés à la fin.
Donc plus de flexibilité là avec comment nos effets sont routés. Bon, donc ça c'est tous nos modules ici en haut. Parlons de nos sources de modulation. On a une enveloppe, non ? La bonne vieille enveloppe de modulation ADSR standard, avec une période de maintien supplémentaire et une période de délai au début. Beaucoup d'options ici, rien de super spécial. Ce que j'aime c'est cette enveloppe exciter. On désactive nos effets ici. L'enveloppe exciter est essentiellement un designer de transient d'attaque. C'est juste pour créer des transients d'attaque. Ça a du sens parce que c'est ce pour quoi on utilise beaucoup les enveloppes. Donc celle-ci est juste dédiée à ça.
Donc je vais router ça vers notre hauteur et changer quelques réglages ici, je vais expliquer ce que ça fait dans une seconde. Le ratio c'est essentiellement la longueur. C'est un decay vraiment rapide, créant un petit transient d'attaque avec notre hauteur. Mais on peut faire différents trucs avec ça. Genre si je mets center au milieu, on obtient à la fois une attaque et un decay. C'est d'ailleurs, c'est aussi lent que ça ira. C'est juste pour de courts transients d'enveloppe. Ça va jusqu'au bout comme ça. J'ai écrasé l'attaque, c'est tout du decay. Ou comme ça, c'est toute l'attaque qui monte, et je peux même la maintenir au sommet. Donc c'est purement un petit designer de transient d'attaque. C'est une belle attention vu que c'est ce pour quoi on utilise beaucoup les enveloppes.
Okay, maintenant parlons de quelques LFO. Change ton LFO, routons-le vers le cutoff. Et au fait comment on route les choses c'est pareil que dans le Massive original, tu glisses juste et ensuite tu règles la quantité comme ça. Donc on a quelques formes d'onde standard ici, carrée, sinusoïde, triangle. Mais ensuite on a toutes ces formes intéressantes.
Et je dois admettre que j'aime vraiment ce potard, il y a quelque chose de vraiment satisfaisant là-dedans. Et je veux dire plein d'autres contrôles standard ici. Ce que j'aime par contre, cette belle attention c'est par ici, je vais augmenter notre enveloppe d'amplitude, release, loop GTE. Ça va s'appliquer seulement quand ma note est maintenue. Quand je lâche ça va direct. Ou l'opposé loop release. Quand je maintiens la touche, c'est une note longue, quand je lâche, le LFO se déclenche.
Intéressant, one shot traite ça comme une enveloppe qui passe juste une fois. One shot release, seulement quand on relâche la touche. Donc c'est plutôt intéressant. Je sais pas comment j'utiliserais ça. Mais c'est assez différent pour que je veuille l'utiliser. LFO aléatoire. Donc, c'est comme un sample and hold que tu peux ajuster et contrôler. Par défaut, c'est juste une onde triangle. Si j'augmente le Amp jitter, ça va randomiser la quantité de LFO. Frequency jitter va randomiser le taux. Donc tu peux ajuster ça exactement comme tu veux.
Au lieu d'une onde triangle, on peut faire une onde carrée et ça va sauter entre les valeurs au lieu de se courber doucement entre elles. C'est comme un sample and hold standard. Donc LFO aléatoire ajustable. Dernier, c'est notre performer. Bon, il y en a quelques autres, ils sont un peu ennuyeux. Y'a key tracking comme non pitch vélocité, vraiment en profondeur cependant. Donc si tu utilises beaucoup key tracking ou utilises beaucoup la vélocité, et que tu es obsédé par comment ça répond sur toute l'étendue du clavier, ou toutes les vélocités, tu pourrais vraiment ajuster ça de façon spécifique.
Et ça c'est voice routing. Ça te permet de changer aléatoirement la destination à chaque pression de touche. Intéressant. Cependant, ce que je trouve bien plus intéressant c'est ce performer. Ce truc te permet de dessiner les formes de modulation que tu veux en termes de structure de morceau, longueur de morceau, boucles, valeurs rythmiques, toutes sortes de modes d'édition. C'est essentiellement comme un tout petit DAW à l'intérieur du synthé. Et plutôt que moi je te montre ça en ajustant,
je vais afficher un exemple. C'est où celui-là ? Le voilà. Donc, en utilisant les trois de ces performers, chacun a juste une forme différente dessinée. Tu vois ça, tu pourrais pas faire ça avec un LFO. Chaque utilisation change au fur et à mesure. Regarde tout ça, et tout est routé vers différents aspects de notre table d'ondes, volume, filtre… En quelque sorte utilisé, trois formes différentes pour trois choses différentes créent le son de toutes ces différentes voix qui jouent. Et en plus de ça, juste pour te montrer comment c'est utilisé comme un créateur de morceau en un sens, on a différentes versions.
Donc, ils ont créé scat un qui sont ces trois motifs. Ensuite scat deux, trois motifs différents. Scat trois, encore un autre ensemble de motifs et meditation qui est juste rien. Oups, meditation qui est juste maintenir la note. Et, ce qui est intéressant c'est qu'ils se déclenchent pas tant que je joue pas une nouvelle note. Donc, regarde ça. Okay. Maintenant je vais appuyer sur deux mais ça joue pas. Ça jouera pas tant que je joue pas une nouvelle note juste ici. Maintenant trois, oh, attends. Et trois. Et on termine avec quatre.
Donc c'est vraiment, c'est comme un petit mini compositeur à l'intérieur du synthé. Encore une fois, un peu comme le panneau de routage, il y a genre un million de trucs que tu pourrais faire ici. Enfin, je vais te montrer un preset de plus comme exemple cool de ce que tu peux faire avec ce panneau de routage. Et c'est… parce que je suis obsédé par ce panneau de routage, Caps Lock.
Bon, ça sonne comme trois synthés différents. C'est grâce à ce panneau de routage. Laisse-moi écarter ça un peu pour que tu puisses voir ce qui se passe. Bon, oscillateur un, qui va dans la distorsion, et ensuite sort. Oscillateur deux, qui va dans l'effet insert Utility, qui est essentiellement comme un filtre simple qui va faire un effet différent, Delay et ensuite sort.
Noise, qui va dans un filtre Comb, qui ensuite sort vers encore un autre effet, Reverb. Mais aussi, ce filtre Comb sort vers un effet insert Delay. Et ensuite une boucle de feedback est créée avec la fin de ce delay qui revient dans le filtre comb. Mais, en plus de tout ça, notre deuxième oscillateur de bruit qui passe par l'effet insert Utility encore, est ensuite utilisé comme notre source de modulation de phase auxiliaire, qui à son tour module l'oscillateur un et notre source auxiliaire est aussi modulée par le LFO trois.
La raison pour laquelle j'aime ça c'est qu'il y a d'autres synthés qui ont ce genre d'architecture modulaire. Mais, il y a quelque chose avec celui-ci qui est facile à voir, pour moi. C'est incroyablement complexe, mais ça semble pas submergent. Je peux littéralement juste voir où tout se trouve. Et je peux déplacer les choses de façon à ce que ce soit un peu plus facile pour moi de voir et de comprendre. Je sais pas, c'est juste ce mariage parfait entre complexité et simplicité que j'adore dans un bon synthé.
Bon, voilà pour Massive X. Je sais que c'est une vidéo un peu longue mais, y'a plein de bonnes choses dans ce synthé. Donc, je t'encourage à l'essayer. Pense à t'abonner à notre chaîne YouTube. Si tu as besoin d'aide avec des patchs, des patchs spécifiques sur n'importe quel synthé, vraiment, va sur notre forum et fais une demande de patch. Et encore une fois, n'oublie pas d'essayer Syntorial.