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Tutoriel Synthé : « Gun » de CHVRCHES

Dans ce tutoriel synthé, Joe Hanley, le créateur de Syntorial, te guide étape par étape pour recréer l'intro de "Gun" de Chvrches. Joe utilise principalement des plugins gratuits et donationware, en se concentrant sur des émulations de synthés hardware classiques. N'oublie pas de télécharger les presets et les fichiers MIDI. Plugins utilisés :

TRANSCRIPTION VIDÉO

Salut tout le monde, aujourd'hui je vais te montrer comment recréer ces patchs synthé de l'intro de "Gun" de Chvrches. Je vais faire ces vidéos régulièrement sur différents sons, morceaux, techniques et ce genre de trucs. Et je prends des suggestions. Donc s'il y a quelque chose que tu veux apprendre, clique simplement sur le lien en haut de cette vidéo, ça te mènera à la page tutoriels du site Syntorial. Et sur le côté droit, il y a un forum où tu peux soumettre une demande de tutoriel. Tape-la, envoie-la et je la couvrirai peut-être dans une vidéo future.

Sur cette page, tu verras cette vidéo ainsi que beaucoup d'autres, jette-leur un œil pendant que tu y es et sous chaque vidéo, il y a un lien de téléchargement où tu peux obtenir les presets et les fichiers MIDI de la vidéo. Et si tu veux être notifié quand une nouvelle vidéo sort, descends simplement en bas de la page et inscris-toi à notre newsletter.

Enfin, pendant que tu y es, découvre la démo gratuite de Syntorial, qui comprend 22 leçons de synthé gratuites. Syntorial est un logiciel d'apprentissage de synthé qui t'enseigne comment programmer des synthés et créer des sons, entièrement à l'oreille en utilisant des vidéos et des challenges interactifs. Donc jette-y un œil.

Donc pour cette vidéo, on va utiliser principalement des plugins donationware et gratuits. Tous sauf un, et chaque fois que j'ouvre un nouveau plugin, un lien apparaîtra en haut de la vidéo pour que tu puisses aller le chercher. Maintenant écoutons les patchs finaux avant de commencer à les construire de zéro. En commençant par la basse, on va utiliser le Moog.

Les gars de Chvrches utilisent des synthés hardware vintage comme les Moogs, Juno 106, Prophet. Donc j'ai décidé d'utiliser des émulateurs de ces synthés. Je commence donc avec le Moog et c'est le seul plugin de synthé que j'utilise qui n'est pas gratuit. Il est fait par Arturia. Cependant, il y en a un gratuit pour les utilisateurs Windows et tu peux le trouver, Mini Moog VA, avec le lien en haut de la vidéo. Pour les utilisateurs Mac, c'est en fait un patch assez simple donc tu peux utiliser n'importe quel synthé pour suivre.

Donc en commençant avec le Moog, on va le réinitialiser, pour avoir juste une onde en dents de scie toute simple. On veut utiliser une onde impulsionnelle de largeur moyenne. Et on veut la descendre de deux octaves. Bien. Ensuite on va activer le deuxième oscillateur. Il sera une octave au-dessus du premier. Ce sera aussi une onde impulsionnelle de largeur moyenne.

Et on va le monter juste un peu, ça va juste ajouter un peu d'aigus. Et ensuite on va le désaccorder légèrement vers le bas et ça va ajouter juste une touche de mouvement, un peu d'épaisseur au son. C'est assez subtil. Ça ajoute juste un peu d'épaisseur au son mais ça garde aussi ce beau son solide d'oscillateur unique.

Ensuite, n'oublie pas de baisser notre cutoff pour obtenir un son un peu plus rond. À peu près là. Et ensuite on veut utiliser l'enveloppe de filtre pour lui donner une attaque. On veut que le son démarre brillant et descende immédiatement vers ce beau point rond. Donc on augmente notre contour pour déterminer ce point de départ brillant. Donc ce n'est pas tellement plus brillant. Juste un peu, ça va être un autre effet subtil.

Maintenant la façon dont les enveloppes fonctionnent, c'est qu'elles partent de ce contour et descendent jusqu'au niveau de sustain. Un niveau de sustain à zéro, c'est la même chose que ta fréquence de cutoff et c'est ce qu'on veut. On veut partir de cette brillance que notre potard de contour nous a donnée et descendre vers la fréquence de cutoff. Donc on baisse notre sustain complètement et voici à quoi ça ressemble. Maintenant ce sont des notes courtes, donc ça ne descend pas du contour au cutoff assez rapidement. Donc on va baisser notre temps de decay pour que ça arrive plus vite. Donc sans contour. Donc ça donne une belle forme à leur son.

Et enfin, on ne veut pas que la note se coupe si brutalement quand on relâche la touche. Elle se coupe définitivement rapidement mais quand c'est aussi brutal, ça sonne un peu artificiel. Donc on va l'augmenter juste un peu. Maintenant sur le Moog, l'étape de decay de ton enveloppe d'amplitude détermine aussi ton étape de release. Donc on augmente juste le temps de decay. C'est un peu plus subtil. Mais ça lui donne un son plus naturel. Ça épaissit aussi un peu le son, parce que quand tu le coupes, tu as juste cette note courte et distincte.

Quand tu as un peu de queue, ça donne juste l'impression d'avoir plus de son. C'est une petite astuce sympa. Donc ça c'est ton son de synthé de base. C'est un patch de basse vraiment simple et typique mais c'est un peu maigrichon. Donc on va ajouter un peu d'overdrive. Un peu de distorsion à lampe.

Donc on va aller vers le plugin TAL ici, prendre l'effet TAL tube. Par défaut, tu n'entends pas grand-chose. Donc ce qu'on veut faire c'est augmenter l'input, on veut envoyer plus de notre signal, plus de notre synthé dans ce truc. Donc on pousse les lampes plus fort, on en tire plus de cette chaleur riche.

Et ensuite la distorsion elle-même, on veut qu'elle soit aussi méchante que possible donc on monte le drive à fond. Et ça nous a donné un sacré boost de volume donc on va baisser l'output un peu. Et ensuite ça te donne l'option d'une distorsion dure, tu peux la rendre plus agressive et tranchante. Donc on active ça. On a étoffé le synthé un peu, on l'a rendu un peu agressif. Maintenant on veut le rendre encore plus gras.

Donc on va ajouter un compresseur et je ne vais pas utiliser un compresseur typique avec tu sais attaque release seuil ratio tout ce genre de trucs. Parce que tout ce que je veux vraiment c'est juste une belle épaisseur de sa part. Je veux juste changer le son. Et j'adore le plugin Camel Crusher pour ça. Il a aussi une distorsion, un filtre tout ça. On veut juste le compresseur.

Donc je coupe la distorsion. Et par défaut le compresseur est activé, il est monté assez haut et le mode fat est engagé ce qu'on veut. Donc ça c'est coupé. Activé. Mode fat coupé. Activé. Donc ça l'écrase un peu, ça l'étale et ça l'épaissit. On va le baisser un peu quand même. Donc on a une belle basse grasse et agressive et on veut juste ajouter un peu de basses.

Donc je vais juste ajouter l'EQ d'Ableton. Tu peux utiliser n'importe quel EQ pour ça. C'est assez simple. On veut juste un shelf, on veut une fréquence de 155, et je vais monter le gain. Donc ça a ces belles basses, assure-toi juste d'utiliser un shelf parce que par défaut ça utilise une sorte de peak mais un shelf va vraiment monter tout le bas du spectre. Et voilà ton patch de basse. Je vais le baisser un peu pour que quand on ajoute les aigus ou le lead ça ne l'écrase pas.

Ensuite, le lead. Pour ça, on va utiliser un autre plugin TAL. Les plugins TAL sont excellents et presque tous sont donationware. Donc tu peux les télécharger gratuitement mais si tu les aimes je recommande tu sais de faire un don au gars parce qu'il fait un super boulot avec ces plugins ou d'acheter un de ses plugins premium.

Voyons voir, donc celui-ci est une émulation ou il est inspiré par le Juno 60. Et le Juno 106, qui est un synthé différent, utilisé par les gars de Chvrches et j'ai choisi ce synthé qui est similaire à celui-là dans son son. Pour une raison particulière, sur laquelle je vais revenir dans une seconde.

D'abord et avant tout, on veut le mode mono. Et on va couper cette sub wave, on veut juste une belle onde en dents de scie simple. Maintenant on veut lui ajouter une queue parce que les notes se coupent tout de suite. On veut que la note continue après que je relâche la touche donc on active l'enveloppe d'amplitude et on augmente notre release. Bien. Et on ne veut pas d'enveloppe de filtre, donc on va baisser l'enveloppe complètement pour ça. Et je vais baisser la fréquence du cutoff pour rendre le son un peu plus rond.

Maintenant si tu compares ça au son réel c'est beaucoup plus rond. C'est parce qu'on va ajouter un plugin de distorsion plus tard, qui va en quelque sorte le rallumer. La distorsion ajoute sa propre brillance. Donc on rend ça un peu rond ou on crée juste en quelque sorte une palette pour la distorsion.

Maintenant enfin il y a le chorus, et c'est pourquoi j'ai choisi ce synthé, dans les gammes Juno de synthés comme le 60 et le 106, ils avaient ces chorus intégrés et c'est un peu un aspect signature de ces synthés. Ils sont vraiment simples, ce sont juste des boutons on et off. Tu ne peux pas vraiment tweaker quoi que ce soit mais ils avaient un son très distinct. Et c'est pourquoi j'ai choisi celui-ci parce que ça sonne comme s'ils utilisaient ces chorus.

Donc on va en fait activer les deux. Donc ça l'élargit, ça lui donne cette sorte d'instabilité subtile. Ce qui est vraiment important pour ce morceau. Ensuite on va le compresser. Le rendre beau grand et gras. Et encore une fois on va utiliser Camel crusher. Couper la distorsion. Et on va monter la compression à fond. Ça l'a rendu beaucoup plus fort donc baissons-le.

Maintenant on va aussi ajouter de la distorsion et j'ai aimé la distorsion du plugin Camel Crusher pour ça. Le problème c'est que ça va dans la distorsion puis le compresseur. Après avoir bidouillé pas mal avec, j'ai trouvé que je voulais l'effet inverse. Je voulais le compresser d'abord puis la distorsion.

La raison c'est que ce chorus dans le synthé crée un son vraiment instable. Ça le rend un peu plus fort, plus doux, plus fort, plus doux. Le volume fluctue, ça bouge. Et quand tu envoies ça dans ce compresseur vraiment gras et puissant, les deux se battent en quelque sorte. Le compresseur se bat contre le chorus et tu obtiens ce son vraiment instable. Et c'est un peu un aspect signature de ce patch.

Donc je voulais définitivement le compresseur juste après le synthé. Donc au lieu d'utiliser juste la distorsion dans cette instance du plugin, je vais ajouter un autre Camel Crusher. Et utiliser cette distorsion. Donc ça va compresseur puis distorsion. Couper le compresseur. Monter les effets tube. C'est comme une belle distorsion chaleureuse. Et ensuite pour vraiment lui donner encore plus de tranchant méchant on va utiliser la distorsion MEK, la monter à moitié. C'est vraiment fort, donc baissons-le.

Ensuite c'est le delay, on retourne vers nos plugins TAL. Le plugin TAL-DUB III. Maintenant ce plugin est cool parce que non seulement il fait tu sais les trucs de delay normaux mais il émule en quelque sorte les delays analogiques old school qui saturent ton son. Donc si tu les pousses assez fort tu obtiens cette sorte de compression comme une sorte d'effet de distorsion comme on a.

Maintenant c'est cool et tout mais on a déjà ça avec notre plugin Camel Crusher. Donc on va baisser le drive un peu pour avoir un beau delay propre. Ensuite on veut les delays plus forts, plus de delay, donc on va monter notre wet. On veut que ce soit synced. Les delays pour une croche.

Maintenant ce plugin a une fonction cool où tu peux changer juste un des delays, le droit ou le gauche. Tu peux le rendre deux fois plus rapide, avec ces boutons times two. Donc là maintenant le delay gauche est une croche mais le delay droit est une double-croche. On ne veut pas ça, on a déjà une belle largeur stéréo qui continue. Donc on veut juste un ensemble de delays qui descendent au milieu qui sont aussi larges que le synthé. Donc on coupe ça.

Et ensuite ces low-cut, high cut te permettent en quelque sorte de façonner le son du delay avec des filtres mais on ne veut pas ça non plus, on veut pas de high cut, pas de low cut. Donc on baisse le low cut, on monte le high cut et maintenant on obtient le son complet qui est retardé. Et ensuite on va baisser le feedback juste pour le rendre un peu plus court.

Enfin on va ajouter un peu d'ambiance ou pardon de la reverb. J'utilise ce plugin ambience gratuit. Tu peux utiliser n'importe quel plugin de reverb et c'est assez assez simple. Premièrement, notre gain dry est à zéro maintenant. Donc tout ce qu'on va entendre c'est le son de reverb. Mais on ne veut pas ça. Donc maintenant on a notre dry. Et ensuite notre wet est trop haut. On veut juste un peu, pas si évident. Et voilà ton son.

Maintenant il y a une note importante que je vais te montrer. C'est en regardant ici ces notes MIDI, chaque phrase fait environ huit notes. Je vais jouer ça deux fois plus lentement pour que tu puisses l'entendre. Maintenant, puisque c'est en mono, chaque fois que tu joues une nouvelle note ça coupe les précédentes. Donc tu as ces deux notes aiguës puis ça se fait couper par ces deux notes graves. Notes aiguës coupées par les notes graves. Mais dans le patch réel les notes aiguës continuent en quelque sorte.

Donc, je les ai séparées, ici. Paire de notes aiguës, paire de notes graves. Paire de notes aiguës, paire de notes graves. Tu as le patch, exactement le même patch sur les deux pistes mais maintenant elles sont séparées. Donc les notes aiguës continuent pendant que les notes graves jouent. Retour à ce truc. Et ça m'a permis de baisser les graves un peu pour que les aigus soient un peu plus dominants que les graves.

Maintenant tu te demandes peut-être pourquoi je n'ai pas juste utilisé un synthé et l'ai rendu polyphonique, et le problème c'est que oui si je le change à disons six voix, maintenant elles vont toutes continuer les unes par-dessus les autres. Mais puisque je passe à travers la distorsion quand ces voix s'empilent les unes sur les autres elles poussent la distorsion et le compresseur vraiment fort. Donc c'est inégal. Si je joue une seule note ça sonne bien mais si je joue plusieurs notes en même temps ce que le polyphonique avec de longs releases fera alors ça pousse la distorsion et la compression trop fort.

Donc reste avec la voix mono et divise-les juste en deux. Tu sais tous ensemble. Merci d'avoir regardé. Et encore une fois si tu as des suggestions, clique simplement sur le lien en haut de cette vidéo, va sur notre page tutoriels et inscris-toi à notre mailing list, et découvre la démo Syntorial. Merci d'avoir regardé.

Tutoriel Synthé: "Retrograde" de James Blake

Dans ce tutoriel synthé, regarde Joe Hanley, le créateur de Syntorial, recréer la piste du refrain de "Retrograde" de James Blake. Tu peux  télécharger les presets et fichiers MIDI de la vidéo. Joe va travailler dans Logic avec le synthé Z3TA+ 2 . Entre autres, la vidéo te montre comment utiliser des enveloppes de pitch pour créer un effet "essaim d'abeilles".

TRANSCRIPTION VIDÉO

Aujourd'hui, je vais te montrer comment recréer les patches de synthé de "Retrograde" de James Blake. On va utiliser Z3TA+ 2 pour ça. Avant de commencer, je veux juste mentionner rapidement un logiciel que j'ai créé, qui s'appelle Syntorial.

Alors, Syntorial est un logiciel d'apprentissage façon jeu vidéo qui t'apprend à programmer des patches de synthé à l'oreille. Je l'ai conçu pour te donner la capacité de faire ce que je fais dans cette vidéo : prendre les patches que tu entends dans ta tête ou dans d'autres morceaux, et les recréer, savoir comment les fabriquer.

On fait ça en combinant des démonstrations vidéo avec des challenges interactifs où tu programmes réellement un soft synthé intégré, et il y a plus de 700 patches dans l'ensemble, près de 200 leçons. Et on vient d'ajouter un pack de leçons spécial Z3TA+ 2 avec 37 vidéos qui couvrent Z3TA+ 2 dans les moindres détails. Donc si tu veux l'essayer, il y a une démo gratuite de 22 leçons, clique simplement sur le lien qui s'affiche sur la vidéo maintenant, et il y a aussi une version Z3TA+ 2 de la démo, c'est le lien qui s'affiche maintenant. Et bien sûr, ces deux liens sont dans la description sous la vidéo.

Bref, commençons. Alors, voici le beat. Avant de passer aux synthés, la batterie est très simple, c'est juste un kick clap 808. Je commence par là. J'ai utilisé battery, mais n'importe quoi avec des samples 808 fera l'affaire. Je l'ai un peu retouché, j'ai monté le kick d'un cran et baissé le clap un peu, mais c'était juste pour coller à son morceau.

Maintenant, passons directement au lead, parce que je suis sûr que c'est pour ça que tu regardes cette vidéo. Pas mal de gens m'ont écrit pour demander un tutoriel sur ce lead, et beaucoup le décrivent comme polyphonique parce qu'ils entendent plusieurs notes. Mais non, c'est monophonique, c'est une seule voix, il n'appuie que sur une touche et la maintient, mais il y a plusieurs oscillateurs, et chacun de ces oscillateurs a sa hauteur manipulée différemment, ce qui donne l'impression de trois voix qui fusionnent en une. Donc laisse-moi te montrer comment ça marche.

On monte ici, on initialise Z3TA+ 2, donc maintenant je n'ai plus de son. Et c'est une onde en dents de scie, donc on va sur oscillateur un, on prend une dent de scie. Alors, ils ont quatre dents de scie ici, quatre Vintage saws, je prends toujours la One, elle a le son le plus riche, c'est celle que je préfère. Maintenant, comme je l'ai dit, il y a trois oscillateurs, donc on va mettre oscillateur deux aussi en dent de scie, oscillateur trois aussi en dent de scie. Avant de jouer une note, ça va être assez fort, donc laisse-moi baisser ici. Et on remonte un peu, allons vers là.

Maintenant, ça sonne toujours comme un seul oscillateur. Mais je vais désaccorder le premier un peu vers le haut, et tu vas l'entendre commencer à s'épaissir et bouger un peu. Et ensuite je vais prendre le troisième oscillateur et le baisser d'à peu près la même quantité. C'est une astuce très, très, très ancienne : quand tu prends exactement les mêmes formes d'onde et que tu les désaccordes l'une de l'autre, tu obtiens un son épais et mouvant.

Donc on a nos trois oscillateurs, trois dents de scie, légèrement désaccordés pour nous donner ce beau son épais et mouvant. Maintenant on veut prendre une enveloppe et l'appliquer à chaque oscillateur, et on va l'utiliser pour moduler sa hauteur. Donc je vais désactiver oscillateur deux, ainsi que trois, pour qu'on entende juste un seul pour l'instant. Ce sera plus facile de comprendre comment ces enveloppes fonctionnent quand on en regarde qu'une.

Mod matrix, c'est ici qu'on configure tous nos routages de modulation. Donc on veut enveloppe un, on va la router vers le pitch de l'oscillateur un. Maintenant, presque toujours quand je module le pitch dans Z3TA, je vais dans curve et je sélectionne une de ces courbes de pitch. Ça nous permet simplement de régler les valeurs selon des hauteurs, donc octaves, tons entiers, demi-tons, ça aide à choisir des notes spécifiques dans notre modulation un peu plus facilement.

Je vais régler ça sur une octave, et je vais mettre la plage au maximum. Donc maintenant on peut utiliser l'enveloppe pour aller jusqu'à une octave. Donc je vais aller sur enveloppe un. Et là, pour l'instant, on n'entend rien. Aucun mouvement de pitch. Cette quantité d'enveloppe est à zéro, c'est pour ça qu'il ne se passe rien. Je vais maintenir une note, et quand je monte ça, tu vas entendre la note monter, et on veut monter jusqu'à atteindre la hauteur où on veut que cette note commence. Parce que quand il frappe cette touche au début, tu entends un des oscillateurs partir plus haut puis redescendre.

Donc je vais maintenir jusqu'à atteindre cette hauteur. Voilà. Maintenant, notre enveloppe est en haut, elle maintient juste la note ici. C'est parce que notre niveau de sustain est au maximum. Je vais le descendre complètement, et maintenant notre note va partir d'ici et descendre.

C'est un peu rapide, donc on va augmenter notre sustain time. C'est un peu déroutant, la plupart d'entre vous penseraient à ça comme decay, ce qui est à peu près ce que c'est, mais Z3TA l'appelle sustain time, mais tu peux penser à ça comme decay, et ça c'est sustain. Maintenant c'est une meilleure longueur, mais si tu remarques, tout à la fin ça descend vraiment vite. Mais dans "Retrograde" ça ralentit vraiment vers la fin et ça sonne presque faux un moment, c'est ce qui crée toute cette tension.

Donc on veut ralentir à la fin en changeant la courbe ici. Tu vois, maintenant tu vois que ça descend assez vite, mais ensuite ça ralentit ici, donc maintenant on obtient ça. Tu entends comme ça traîne à la fin pendant un moment ? Maintenant, globalement c'est un peu trop rapide, donc on va augmenter jusqu'à environ là. Et voilà, c'est l'oscillateur un. Je vais éteindre celui-là.

Oscillateur deux, on veut qu'il fasse la même chose, mais on veut qu'il parte d'en bas et monte. Donc on va lui donner sa propre enveloppe, enveloppe deux, avec des réglages similaires ici, une octave, mais celle-ci va vers le pitch de l'oscillateur deux. Et on veut que les enveloppes soient presque identiques, et ce que tu peux faire avec Z3TA c'est clic droit, copier, puis clic droit, coller, et maintenant deux et un sont identiques.

Mais on veut régler une quantité d'enveloppe négative, parce que ce que ça va faire, c'est qu'au lieu de faire monter le pitch puis redescendre graduellement, ça va faire descendre le pitch puis remonter graduellement. Même si visuellement ça a l'air de monter puis redescendre, quand on règle sur une valeur négative ça fait l'inverse de ce que tu vois. Donc maintenant on obtient ça. Si j'allais au-dessus : Mais je vais en dessous.

Maintenant, le troisième oscillateur va aussi partir d'en bas, mais il ne va pas commencer aussi bas que le deuxième oscillateur. Donc, enveloppe trois, au maximum, pitch une octave, et pitch oscillateur trois. Et on va copier-coller l'enveloppe, et on veut une valeur négative, juste pas autant, donc remontons jusqu'à environ là. Et notre troisième est comme ça. On ramène le deuxième. On ramène le premier. Et c'est comme ça qu'on obtient cet effet d'essaim d'abeilles, ce pitch qui se plie.

Maintenant, on n'a pas encore fini, c'est beaucoup trop brillant là, on va devoir le filtrer. Donc on va router les trois oscillateurs vers filtre un, comme ça. Et on va faire un filtre passe-bas. Là, c'est beaucoup trop sourd. Ce que le son fait en réalité, c'est qu'il commence plutôt sourd, et au fur et à mesure que ces hauteurs se plient, il s'éclaircit un peu. Donc on va régler notre cutoff sur le point le plus sourd, comment ça commence, qui est environ ici.

Et ensuite on va utiliser une autre enveloppe pour éclaircir le cutoff, le faire monter, dans cette partie initiale de la note, donc enveloppe quatre, on monte au maximum, on la route vers cutoff filtre un. Et ensuite, exactement comme on a monté cette valeur pour trouver la hauteur la plus haute avec les oscillateurs, on va monter cette valeur pour trouver le cutoff le plus brillant qu'on veut. Et c'est pas beaucoup. C'est environ là. Et maintenant on utilise l'attaque pour aller du cutoff à la valeur d'enveloppe. Environ 1,6 secondes. Là.

Maintenant, le son est un peu plat, il ne perce pas autant que je voudrais, donc on va utiliser une bonne dose de résonance, et écoute ce que ça fait. Environ là. Ça le rend un peu plus agressif, ça le fait avancer et percer. C'est génial pour les leads et les basses. Ou pour n'importe quoi vraiment, la résonance peut vraiment transformer un patch plat, et le faire prendre vie juste en le poussant un peu.

Et ensuite si tu écoutes attentivement, le son apparaît en fondu un peu, il ne rentre pas fort. Donc on va aller sur notre enveloppe d'amplitude, et juste augmenter notre attaque d'amplitude. Et ça va entrer en douceur là.

Maintenant, une dernière chose. De temps en temps, tu entends un des oscillateurs descendre d'un ton entier puis remonter, c'est comme, il fait ça de temps en temps. Donc il le déclenche quand il veut, et donc tu voudrais utiliser une sorte de contrôle de modulation avec tes mains, peut-être la pitch wheel ou la mod wheel. Mais pour ça, j'aime particulièrement utiliser l'aftertouch.

Alors, pour ceux qui ne savent pas, l'aftertouch est maintenant assez standard sur la plupart des synthés et contrôleurs MIDI, et d'habitude quand tu joues une note tu maintiens juste la touche enfoncée. Mais quand un clavier a l'aftertouch, tu peux appuyer encore plus fort, tu dois lui donner un peu plus de force, et cette pression supplémentaire, en allant plus profond dans la touche, peut déclencher une modulation. Tu le trouveras dans cette colonne de contrôle, channel aftertouch. Et on veut moduler le pitch de l'oscillateur deux. Maintenant, avec Z3TA+2, quand tu veux utiliser un de ces contrôleurs, tu dois mettre source sur On pour activer cette rangée. Et ça va déterminer jusqu'où ce pitch va descendre, je reviendrai sur cette valeur dans une seconde.

Maintenant, là par défaut, quand j'appuie plus fort sur cette touche, ça monterait le pitch. Mais on ne veut pas faire ça, on veut le descendre. Donc pour inverser cette sorte de modulation naturelle positive, on va dans linear, et on va sur unipolar linear minus. Ça sonne technique, mais en fait ça inverse juste la direction. Maintenant si j'appuie plus fort sur la touche, ça va faire descendre le pitch de l'oscillateur deux, écoute. Et laisse-moi désactiver ceux-là une seconde, ok. Ça c'est l'appui normal, maintenant si j'appuie plus fort : C'est ce que ça a fait. Et je peux appuyer lentement puis relâcher lentement pour faire une sorte de bend lent.

J'aime particulièrement ça pour ce morceau parce que ça sonne comme si ça luttait, et si tu dois physiquement pousser fort dans ton clavier, tu obtiens un peu cette sensation de lutte dans le son. Et au passage, la plage va juste déterminer jusqu'où ce pitch va descendre quand j'appuie sur l'aftertouch. Je l'ai juste réglé à l'oreille, je l'ai ajusté jusqu'à ce que ça sonne à peu près bien. Donc maintenant qu'on a configuré ça, ramenons ces gars-là, et maintenant on a notre patch.

Maintenant voici l'aftertouch, juste ici. Donc j'ai appuyé fort, puis j'ai relâché lentement la touche. Et en voici encore juste ici. J'ai appuyé fort pour le faire descendre, puis j'ai laissé remonter lentement. Ensuite on va faire la basse et ce synthé genre orgue.

Au passage, tu peux télécharger ces patches pour Z3TA+2 et le fichier MIDI, pour voir quelles notes je joue, en cliquant simplement sur le lien qui s'affiche sur ton écran maintenant. Ça t'amènera à une page spéciale avec cette vidéo sur le site de Syntorial, et il y a un lien en dessous que tu peux cliquer pour télécharger. Et au passage, on a plein d'autres tutoriels et articles comme ça, du contenu gratuit sur le site de Syntorial. Quand tu iras sur cette page, tu verras une inscription à la newsletter sur le côté droit, donne-nous juste ton email et on t'enverra un lien vers une page pleine de ces trucs.

Donc faisons la basse maintenant. Solons-la une seconde. Donc juste une basse super ronde et grave qui bouge et tourbillonne. Ouvrons-la. Patch assez simple. Aussi initialisons. Et c'est une dent de scie, et au début j'ai pensé que c'était juste une simple sub-basse, c'est ce que j'ai programmé d'abord. C'est plutôt fort dans cette plage, donc laisse-moi baisser notre volume master un peu. Donc voilà notre dent de scie.

Maintenant évidemment, pour obtenir ce son rond et grave, on utilise un filtre passe-bas. Donc on va router ça vers filtre un, et 24 dB, passe-bas, et on va le descendre assez bas, dans ce cas ça va descendre jusqu'à 175, juste là. Maintenant, si tu veux vraiment donner à ces... Juste donner à ces sub-basses un peu de punch, tu peux utiliser la résonance, et je vais la monter assez haut. Ouais.

La résonance va juste faire ressortir une partie de ton son. Si tu as le cutoff bien réglé, ça fera ressortir juste la bonne partie, et ça a vraiment fait que cette sub-basse sonne toujours bien ronde et lourde, mais ça l'a un peu tirée et poussée, l'a empêchée d'être plate, un peu comme ça a déplati le lead aussi. Ça la fait juste avancer un peu dans le mix.

Donc c'est ce que j'avais programmé à l'origine, mais si tu écoutes le morceau, tu entends le volume fluctuer un peu, et tu entends la basse bouger. Donc j'ai fait un doublage et désaccordage. Je vais copier, coller ça, et on va les désaccorder. On va faire 16 en haut, 16 en bas, écoutons-le en fait pendant que je le fais. Voilà. Ouais.

Maintenant, garde à l'esprit que ceux-ci sont synchronisés là, et c'est vraiment important. Quand tu doubles et désaccordes des sons... Pardon, quand tu doubles et désaccordes des oscillateurs, tu obtiens un petit piqué au début de chaque son, ça lui donne un transient d'attaque naturel.

Maintenant, certains synthés, si tu fais ça sur un autre synthé, particulièrement des synthés analogiques ou modélisés analogiques, n'ont pas ça. Mais avec ces synthés numériques, tu peux les synchroniser, et ça te donnera un piqué sur les sons doublés et désaccordés. C'est ce qui donne à cette basse un au début de chaque note. C'est important.

Par exemple, si je passe sur free, ça les désynchronise, et écoute ça. Le début de chaque note. Certaines ont un piqué, d'autres non, c'est très inconstant. Donc cette synchro est très importante. Si tu as ce genre d'option sur le synthé que tu utilises, assure-toi qu'elle est activée pour cette basse. Donc voilà notre basse. Ramenons les autres choses. C'est un son énorme.

Enfin, on a ce synthé genre orgue qui remplit vraiment le milieu. Et ça sonne comme ça. Donc initialisons. Ça va utiliser une combinaison de dent de scie et d'onde impulsionnelle moyenne. Mais comme on joue plusieurs notes, je dois compenser en baissant notre volume ici, sinon c'est très fort. Donc dent de scie, oscillateur un. Oscillateur deux, on va aller sur une onde carrée, et on va utiliser ce contrôle ici pour rétrécir la longueur d'impulsion.

Maintenant voici notre son combiné. Maintenant, on veut ajouter du mouvement, l'épaissir un peu, parce qu'un timbre genre orgue a ça. Donc on va les doubler et les désaccorder. Pas beaucoup, mais un peu. Maintenant, il y a cette attaque sur le son qui est plutôt nette, comme à chaque fois qu'on frappe une note. Dans ce cas, on ne veut pas vraiment ça, c'est censé juste remplir le milieu de notre morceau, on ne veut pas que ce piqué ressorte.

Donc, comme je l'ai mentionné avec la basse, quand c'est synchronisé, quand tu as des oscillateurs doublés et désaccordés et que tu les synchronises, tu obtiens ce piqué. Donc on va enlever ça, et voyons si ça aide. Ça a aidé un peu, mais on joue plein de notes d'un patch très, très brillant, donc on va quand même avoir cette attaque nette.

Donc on va utiliser une attaque d'amplitude et juste couper le tout début du son avec une attaque d'amplitude très, très rapide, 0,04 secondes. Donc tu n'entendras même pas vraiment une montée de volume, ça coupera juste le début. Voilà. Enfin, on veut ajouter un flanger. Donc je vais descendre vers, voyons, mono flanger, et voici ce qu'on a par défaut. Donc ça ne bouge pas, la vitesse par défaut est très lente, donc on va augmenter la vitesse pour que tu commences à entendre le flanging monter et descendre.

Et ensuite le feedback qu'on peut utiliser pour vraiment accentuer le son du flanger. Ensuite on veut que ce flanger descende plus profond. Si on augmente notre delay, ça va atteindre un point plus profond, écoute. Très bien, et ensuite enfin, notre depth qu'on peut utiliser pour baisser ces aigus. La profondeur peut aussi remonter un peu les basses, c'est un peu comme la quantité de LFO si tu connais les LFO.

Et pour être honnête avec toi, depth et delay j'ai dû beaucoup expérimenter avec, ce n'est pas toujours évident ce qu'ils font. Mais tu peux juste les voir comme une façon de contrôler le point le plus haut et le plus bas de ce flanger, et ça t'aidera à comprendre comment les régler.

Maintenant, c'est beaucoup trop wet, il y a beaucoup trop de flanging là-dessus, donc on va baisser notre niveau. C'est un flanger subtil. Truc intéressant à propos de ce patch, si tu écoutes, on dirait qu'il y a deux couches, on dirait qu'il y a presque un corps rond et un haut brillant et grésillant. Tellement que j'ai en fait passé la plupart de mon temps à essayer de faire ce patch avec deux patches, un pour le bas, un pour le haut. Et j'ai réussi, et puis en faisant cette vidéo, j'ai réalisé que c'était peut-être juste un patch grand ouvert sans filtre. Et c'était ça, beaucoup plus simple que je pensais. Donc une chose à garder à l'esprit c'est d'essayer toujours la solution la plus simple d'abord, sinon tu peux perdre beaucoup de temps à essayer de faire quelque chose d'inutilement complexe.

Donc, au total, on a... Oh, enlevons cette boucle. Avant de jouer le tout, j'ai copié ce premier, l'ai collé, donc c'est exactement le même lead qui se plie, et ensuite je le fais rentrer plus tard. Parce que si tu écoutes, quand le refrain recommence, parce qu'il le répète plusieurs fois d'affilée, tu entends ce lead qui se plie rentrer à nouveau, mais le premier est toujours maintenu, donc c'est ce qui se passe ici, écoute.

Et voilà. Encore une fois, tu peux télécharger les patches pour Z3TA+ 2 et le fichier MIDI pour comprendre quelles notes sont jouées. Va voir Syntorial, 22 leçons gratuites avec la démo, tous les liens sont dans la description, et merci d'avoir regardé.

Tutoriel synthé: « Let’s Go » de Calvin Harris

Dans ce tutoriel synthé, regarde Joe Hanley, créateur de Syntorial, recréer "Let's Go" de Calvin Harris avec Ableton Live et divers plugins gratuits. Tu peux aussi télécharger les fichiers MIDI, les presets de synthé, les fichiers audio, les fichiers de session et tout ce dont tu auras besoin pour suivre chez toi. Plugins utilisés :

TRANSCRIPTION VIDÉO

Bienvenue ! Aujourd'hui on va recréer le beat de "Let's Go" de Calvin Harris. On va utiliser uniquement des plugins et effets gratuits pour les synthés. Comme ça, tu peux télécharger et suivre exactement.

Euh, on a mis tous les presets, fichiers audio et fichiers MIDI à ta disposition pour téléchargement. Clique simplement sur le lien en haut de la vidéo. Ça te mènera à la page kickstarter de Syntorial. Descends en bas et tu verras plein de tutoriels ici. Des vidéos, chaque vidéo aura un lien au-dessus.

Alors, trouve ta vidéo, clique sur le lien et tu obtiendras un bounce de l'audio, un fichier avec les liens vers tous les plugins à télécharger, des sessions Ableton et Reason. Pour les utilisateurs d'Ableton, tu n'auras besoin que de ces plugins gratuits et ce sera prêt. Et pour ceux qui n'ont ni Ableton ni Reason, on a tous les fichiers MIDI et les presets pour chaque piste ainsi que l'audio de batterie.

Comme ça, tu peux tout importer dans le logiciel que tu utilises et monter le beat là-dedans. Pendant que tu es sur cette page, jette un œil à Syntorial. C'est le tutoriel de synthé ultime. "Un logiciel de formation entièrement interactif qui fera de toi un gourou de la programmation synthé." C'est parti.

On commence avec la batterie. Pour l'instant ces pistes de batterie sont uniquement en audio. Je les ai créées à l'origine dans Reason. Donc si tu veux récupérer le MIDI, si tu veux reconstruire avec tes propres samples ou juste voir exactement quels sont les rythmes, tu peux les télécharger avec le lien en haut de la vidéo.

En décomposant on a : kick, clap. Le clap est envoyé vers une reverb medium hall. Voilà sans. Voilà avec. J'ai juste mis le medium hall sur "no return" et ensuite tu peux y envoyer les pistes que tu veux, ce qui inclut le clap. Hi-hat. Tambourin. Et à la fin de cette boucle, t'as ce gros son de claquement. Qui baigne dans la reverb. À fond. Et voilà la batterie.

Ensuite c'est le Big Synth du refrain. On va utiliser synth one, qui est un VST. Pour ceux qui ont besoin d'une audio unit, pour garage band ou logic, on a des presets disponibles pour Automat, qui est un super synthé audio unit gratuit, mais pour la vidéo, on utilise synth one.

Pour commencer, on doit charger un patch initialisé que j'ai fait, qui remet en gros toutes les valeurs à zéro parce que par défaut synth one charge un de ses patchs. Et avant de lancer la lecture, je vais baisser ça parce que c'est vraiment fort. Un peu plus haut. OK.

D'abord, on passe à une dent de scie, et ensuite on va la désaccorder. Ça double en gros cette forme d'onde et en désaccorde une, ce qui donne cet effet tourbillonnant énorme. Ensuite, on va ajouter un sub-oscillateur, une octave en dessous. On veut une dent de scie. Ça ajoute vraiment du corps au son.

On ajoute encore un oscillateur, en onde triangulaire. Voilà ce que ça donne tout seul. C'est un peu cloche. On n'en veut clairement pas autant. On en veut autant. Ensuite, on veut ajouter un peu d'attaque avec l'enveloppe d'amplitude. On garde le decay court, ce qui est déjà le cas. Je vais te montrer ce que ça fait.

On baisse le sustain. Ça ajoute une sorte d'attaque abrupte. On n'a pas besoin d'autant, on veut ça. Ensuite pour ajouter une traînée, on augmente le release. Environ ici. Puis on veut enlever juste un peu d'aigus. Pas trop. Donc on passe à un passe-bas 12 dB. Et on baisse le cutoff jusqu'à environ ici. Juste une coupe très subtile des aigus.

Ensuite, pour le rendre encore plus gros et tourbillonnant, on ajoute l'unisson. On veut trois voix par note. Maintenant, quand tu fais ça tu dois t'assurer d'avoir assez de voix disponibles parce qu'en gros, l'unisson à trois voix triple chaque note que tu joues et désaccorde chacune. Donc, si ton nombre de voix était bien trop bas, juste pour te montrer. Tu vois, tu perds plein de notes.

Donc, on doit augmenter le nôtre au point où on peut avoir toutes ces notes. Vingt semble faire l'affaire. Ensuite, on veut élargir notre son et maintenant il couvre tout le champ stéréo. Beau et gros. Ensuite on veut le désaccorder davantage. Comme ça, chacune de ces voix se désaccorde légèrement des autres.

Mais, on veut aller encore plus loin. Ça le rend plus intense. Si j'en mets vraiment beaucoup, ça commence vraiment à être désaccordé, donc on ne veut pas aller trop loin au point que ce soit faux, mais tu veux aller assez loin pour obtenir le type d'intensité que tu recherches. Enfin, on veut ajouter du delay.

On va écarter un peu plus les delays l'un de l'autre, comme ça tu l'entends dans les canaux gauche et droit. Tu veux augmenter le nombre de delays et diminuer le feedback. Et on ne veut pas que ce soit si fort, le delay, donc, on le baisse jusqu'à environ là et voilà ton son.

Il y a aussi un peu de reverb dessus. Je vais te montrer ce que ça donne. Ça ajoute un peu d'espace autour en l'augmentant. C'est assez subtil parce que le delay donne déjà pas mal d'espace, mais ça en ajoute encore. Et voilà le Big Synth. Maintenant, on a la Synth Bass. C'est un son de basse synthé vraiment simple. On va utiliser Tal NoiseMaker, un super synthé VST / audio unit gratuit.

D'abord, je vais le baisser un peu. Oups, trop. Environ là. Maintenant si je coupe le sub-oscillateur, tu entends seulement l'oscillateur principal, qui est une dent de scie. Le sub-oscillateur est une octave en dessous et c'est une onde carrée. C'est de là que viennent ces belles basses. Donc, voilà ton son de forme d'onde complet. Ensuite, on veut ajouter un peu de traînée. Pas trop, juste un peu. Ça évite que ce soit trop abrupt, mais ça aide aussi à remplir l'espace.

S'il y a des notes qui traînent entre chaque note, ça remplit juste ces basses, ce qui est ce qu'il faut pour ce morceau. Maintenant, on veut régler le point le plus bas du son, la partie la plus sourde du son à ici. 0,43. Mais on ne veut pas commencer aussi bas et sourd, on veut en fait commencer brillant et descendre jusqu'à ça.

Donc, on règle le contour au point où on doit commencer, et ensuite on augmente le decay et on baisse le sustain. Alors, on baisse le sustain là où est le cutoff, parce que c'est là qu'on veut que l'enveloppe aille et on monte le decay jusque là.

Donc, maintenant ça commence au contour et ça descend rapidement jusqu'au cutoff. Maintenant, juste pour s'assurer que les notes relâchées tôt fassent pareil que le decay, on règle le release pour qu'il corresponde au decay. Comme ça peu importe comment tu joues ce patch, notes vraiment courtes ou notes plus longues, ça va, le filtre va descendre du point de contour jusqu'au point de cutoff de la même façon quoi qu'il arrive.

Quand tu utilises une enveloppe de filtre et que tu l'appliques à cette vitesse, avec un decay vraiment rapide, au lieu d'entendre la descente du cutoff, tu vas plutôt entendre comme une attaque brillante au début du son de basse. C'est un peu ce qu'on cherche. Ça aide à percer dans le mix.

Donc, avec tout le reste. Enfin, il y a un peu de pitch bend là-dedans. Donc, on règle ça à fond pour que ça monte d'une octave complète et ensuite tu peux l'entendre. À la fin de cette ligne. Ensuite, c'est ce que j'appelle le Big Noise.

Dans ce morceau, il y a ce genre de bruit en arrière-plan. Ce bruit blanc. Il est partout, à gauche et à droite, il bouge, et c'est cool parce qu'il remplit juste le son. Ça donne l'impression que c'est encore plus actif et gros. Donc, ce que je vais faire ici, c'est te montrer comment créer ça avec un synthé. Maintenant, Tal NoiseMaker, je vais le baisser avant de lancer ça.

OK, là. Donc, maintenant c'est une vraie forme d'onde. Pas de sub-oscillateur et on veut passer cette forme d'onde de dent de scie à bruit. Voilà. Maintenant, c'est le son simple en lui-même. Maintenant on a juste besoin qu'il s'estompe un peu. Voilà. Et on veut se débarrasser d'un peu de graves là-dedans parce que ça va remplir trop d'espace et brouiller les choses. Donc, on met un passe-haut. Dans ce cas, j'ai pris un passe-haut 24 dB.

On ne veut clairement pas tout couper parce que ça le réduirait à rien. Euh, voyons voir. Jusqu'où je veux descendre ? Je vais le mettre jusqu'à environ ici. Et voilà ton bruit blanc. C'est le même rythme que le Big Synth. Qui frappe en même temps. Ensuite, on veut qu'il soit vraiment large donc, on va utiliser une astuce d'élargissement par delay. C'est Tal-Dub delay.

Maintenant, là tu peux entendre genre, les delays et la traînée. On ne veut pas ça. À la place, je vais te montrer comment utiliser ça juste pour élargir le son. Donc, d'abord. Mets-le en wet. Cent pour cent wet. On ne veut pas de damping, on ne veut pas de résonance.

Donc, maintenant tu entends vraiment ces delays. On veut se débarrasser de ça. À la place, on va passer en manuel au lieu de synced. On va mettre un canal à zéro.

Donc, c'est en gros juste le bruit qui passe, rien ne lui arrive. Celui de droite, tu veux le régler, aussi loin que tu peux sans entendre les deux delays séparés. Si tu vas trop petit, on ne veut pas trop loin pour les entendre séparés donc, on va jusqu'à environ ici. Feedback maintenant. C'est là que ça devient délicat. Trop bas, et tu n'obtiens rien. Ça devient de plus en plus silencieux. Trop, whoa, on a un petit feedback.

On va le régler à environ ici. Voilà. Bruit large. Éteint, c'est au centre, allumé, et c'est large. Maintenant enfin, on veut lui donner de la reverb, donc rallume tout. Plutôt subtil. C'est parti. C'est parti. C'est très subtil maintenant. Éteint. Allumé. Je vais monter pour que tu entendes vraiment. On n'en veut pas. C'est plutôt juste un remplissage subtil en arrière-plan. Voilà le Big Noise.

Bon, enfin il y a ce son Bending Noise sur le quatrième temps de chaque mesure. Euh, ça pourrait être un sample, mais je vais te montrer comment le créer de zéro avec un synthé, un filtre et un flanger. Donc, commence avec NoiseMaker et on va baisser ça considérablement. C'est fait avec du bruit, donc pas de sub-oscillateur et passe ça sur bruit. Très bien.

On va ajouter un peu d'attaque maintenant. Je vais te montrer comment faire ça. Baisse le sustain d'environ la moitié. Puis monte le decay. Donc, je ne sais pas si tu pouvais entendre ce petit TSK au début. Si je baisse le sustain tu peux vraiment l'entendre.

Donc, il a une petite attaque devant. On n'en veut pas autant, on veut juste ça. Maintenant, on va enlever des aigus et des graves avec le passe-bande, réglé à environ le point médian, bien ça le façonne. La résonance va le façonner encore plus, lui donner des médiums, le faire mordre un peu plus. Le voilà. Ça le fait percer. On veut couper encore quelques graves, juste un peu de coupe plus subtile pour l'aider à vraiment percer dans le mix.

Donc, un autre passe-haut et règle le passe-haut à environ ici. Ouais, ça lui donne juste un peu plus de tranchant. Et ensuite le flanger est ce qui le fait tourbillonner et se courber. C'est un flanger stéréo. Tout ce qu'il nous faut c'est mono pour qu'il reste au centre. Donc on met le spread à zéro, le gain à zéro pour que ça ne le rende pas plus silencieux ou plus fort.

Le delay est la partie la plus efficace. Là maintenant, si on le réduit, on a moins de grain métallique et on a plus de tourbillon et de balayage. Ouais, voilà. Depth, on veut qu'il monte vraiment haut et vraiment bas, donc c'est un flanger extrême. Donc, on monte cette profondeur. Voilà.

Et ensuite enfin, on le ralentit juste un tout petit peu. Et ça, c'est ton Bending Noise. Maintenant, avec tout le reste. Maintenant, monte-le une seconde. Je vais lui mettre de la reverb. Ça l'aide à se placer dans le mix un peu. Je vais le rebaisser. Et voilà le Bending Noise.

Merci d'avoir regardé ! Clique sur le lien en haut de la vidéo pour télécharger tout ce dont tu as besoin pour faire ça chez toi, et jette un œil à Syntorial pendant que tu y es.

Synth Tutorial: deadmau5 “Phantoms Can’t Hang”

In this synth tutorial, watch Joe Hanley, the creator of Syntorial, as he recreates the synth lead from “Phantoms Can’t Hang”. Video includes valuable info on layering synth patches, and using sound design to build a track. Don’t forget to télécharger les presets et les fichiers MIDI. Plugins et logiciels utilisés :

TRANSCRIPTION VIDÉO

Très bien, aujourd'hui on va décortiquer le lead de Phantoms Can't Hang de Deadmau5. C'est un lead intéressant parce qu'il traverse presque tout le morceau, mais il évolue — il passe en fait par quatre stades différents. Les notes restent les mêmes, mais le son lui-même change par couches, c'est vraiment fascinant.

Avant de commencer, je veux te parler rapidement de Syntorial. Syntorial est un logiciel d'apprentissage façon jeu vidéo qui t'apprend à programmer des patchs de synthé à l'oreille. Je l'ai conçu spécifiquement pour te donner la capacité de faire ce que je fais dans cette vidéo : prendre un son que tu entends dans ta tête ou sur un autre morceau, et le recréer.

Il fait ça en combinant des démonstrations vidéo avec des challenges interactifs, dans lesquels tu programmes plus de 700 patchs sur un synthé intégré. Et tu peux l'essayer gratuitement — les 22 premières leçons avec notre démo gratuite — clique simplement sur le lien qui s'affiche à l'écran maintenant.

Bon, Phantoms Can't Hang. Comme je l'ai dit, le lead passe par quatre stades différents. On va commencer ici. Ça commence avec ce son. Il se répète un moment, puis il est remplacé par une version plus agressive. Ça se répète encore, puis ils ajoutent une couche une octave au-dessus. Et ensuite ils font entrer le lead trance.

On va donc commencer par ce premier lead ici. Celui-là. Maintenant. On va utiliser Synth 1 pour ça. Synth 1 est un synthé gratuit que tu peux télécharger via le lien qui s'affiche à l'écran maintenant. Il est disponible en VST pour Mac et PC, et ils viennent de sortir une version audio unit pour les utilisateurs de Logic. Donc clique simplement sur le lien à l'écran et tu peux le télécharger là.

Et notre première étape, c'est de l'initialiser. J'ai créé ce patch initialisé. Et tu peux télécharger ce patch maintenant, avec tous les autres patchs et les fichiers MIDI, via le lien qui s'affiche à l'écran. Il va t'amener vers une page avec cette vidéo et le lien de téléchargement. Et quand tu y seras, tu peux t'inscrire à notre newsletter et on t'enverra vers une nouvelle page qui contient ce tutoriel, ainsi qu'un tas d'autres tutoriels vidéo, des trucs interactifs, toutes sortes de cadeaux synthé. Donc inscris-toi à la newsletter pendant que tu y es.

Donc on a notre son initialisé. Il est un peu fort, je vais le baisser pour l'instant. Et tu entends probablement de la reverb. J'ai une reverb configurée en effet send ici. Comme ça je peux prendre tous ces leads et les envoyer vers cette reverb. Je vais la couper maintenant. Je reviendrai sur cette reverb dans un instant. Donc voilà notre vrai son brut.

Première chose : on veut une forme d'onde différente. On veut bien une onde impulsionnelle, mais on la veut en largeur carrée complète. Ensuite, ce son commence brillant quand tu joues une note et devient sourd à la fin de la note. On va donc utiliser une enveloppe de filtre pour ça.

D'abord, on règle notre cutoff sur le point le plus sourd, la fin de la note, qui est… environ… là. Mais on veut qu'elle commence brillante. Donc on utilise l'intensité de l'enveloppe de filtre. C'est ça qui détermine le début de notre son, le point le plus brillant. Et notre sustain — si on le met à zéro, l'enveloppe de filtre nous ramènera jusqu'au cutoff. Sustain à zéro, c'est notre cutoff.

Donc maintenant, si on met ça à zéro, notre son commence à cette intensité d'enveloppe de filtre et descend jusqu'à notre cutoff comme ça. Et on veut que cette descente soit plus rapide, parce qu'on veut vraiment un beau pluck bien vif. Donc on va accélérer le decay. Et voilà, on a créé ce transient de pluck. Je vais juste monter le volume parce que baisser le cutoff rend le son pas mal plus faible. Allons vers… là. Voilà.

Maintenant, un truc intéressant avec le patch réel sur le morceau de Deadmau5, c'est les notes aiguës. Celles-ci, en haut, sont plus brillantes que les notes graves. Or par défaut, un passe-bas fait l'inverse : il rend les notes graves plus brillantes et les notes aiguës plus sourdes. Et on peut utiliser le key tracking pour inverser cet effet. Mais dans ce cas, non seulement on va l'inverser pour équilibrer, mais on va aller encore plus loin et rendre les notes aiguës plus brillantes, les notes graves plus sourdes. Donc je vais pousser le key tracking à fond. Et maintenant notre note la plus haute sera plus brillante que notre note la plus basse.

Malheureusement, ça a rendu tout plus brillant. Ça a rendu nos notes aiguës plus brillantes que nos notes graves, mais ça a éclairci tout y compris nos notes graves. Donc on doit compenser ça en baissant la fréquence, en baissant le cutoff. Maintenant on a ce qu'on cherche. Avant on avait ça. Les notes graves sonnent super, mais les notes aiguës ne sont pas assez brillantes. On monte ça, on baisse ça. Et voilà. Seules ces notes aiguës sont devenues plus brillantes.

Ensuite, on va ajouter un peu de résonance pour lui donner un peu de piqué. Tirer ce son vers l'avant, le pousser un peu. Ajouter un peu de résonance, c'est un excellent moyen de dé-aplatir un son. De le rendre plus présent, de le ramener vers l'avant du mix.

Puis on veut juste couper la note un peu plus court, elle sonne un peu trop longtemps. Donc on va baisser notre sustain d'amplitude à fond. Là, c'est trop. Donc je vais rallonger le decay. Voilà. Avant c'était ça. Maintenant c'est ça. On a juste coupé un peu la fin. C'est un patch mono. Et ensuite on veut l'élargir. Donc on active l'unisson et on monte le spread à fond.

Maintenant, comme dans le morceau de Deadmau5, le son se déplace un peu de gauche à droite très subtilement, et on a ça avec le spread en unisson. Mais ça bouge un peu trop vite. Ça sonne un peu maniaque. Donc on va ralentir ça en réduisant l'intensité du détune. Parfait.

Maintenant, on veut ramener cette reverb. Donc je vais augmenter ce send. Je vais forcer le trait pour que tu entendes vraiment la reverb un instant. La reverb que j'utilise s'appelle ambience. C'est un autre plugin gratuit, et je vais le supprimer puis en ramener un nouveau pour pouvoir le concevoir de zéro. Et tout ce que j'ai fait, c'est un petit changement. La voilà par défaut. Elle est trop courte. Donc j'augmente juste le temps. Ensuite, on ne la veut pas trop wet. Voilà. Donc c'est une longue reverb, mais elle n'est pas vraiment, vraiment wet. Elle est juste au loin. Notre son doit rester bien dry au premier plan avec cette sorte de longue traînée de reverb en arrière-plan.

Ensuite, on a le lead un peu plus agressif. On y reviendra. Et initialisons-le. Voilà notre son brut. Je le monte un peu pour l'instant. Et pour celui-ci aussi on va utiliser une onde impulsionnelle, mais on ne va pas aller en carrée complète. Là aussi, on veut avoir des notes brillantes dans l'aigu, des notes sourdes dans le grave.

Donc on va pousser le key tracking d'avance. Et on veut aussi que ça commence brillant, avec une enveloppe de filtre, et devienne plus sourd. Mais on veut que ça devienne tellement sourd qu'on ne l'entende même plus. Donc on va utiliser l'enveloppe de filtre un peu comme une enveloppe d'amplitude aussi, on va l'utiliser pour couper le son. Donc on va commencer à environ… cette brillance. Et si tu veux descendre jusqu'au cutoff, il faut mettre le sustain à zéro.
Voilà. Et au fait, on a aussi de la reverb là-dessus, tu peux l'entendre en arrière-plan. On a de la reverb sur tous ces leads. Et c'est la même reverb qu'on utilise pour les quatre leads.

Ensuite, on veut que ce soit un peu plus long, lui donner un peu plus de corps. C'est subtil. Mais c'est là. On met le release au même niveau que le decay. Ça lui donne juste un peu plus de longueur. Maintenant, ça ne ressemble à rien pour l'instant. Donc on va utiliser la saturation du filtre, qui est en gros comme un overdrive. Si tu pousses ce filtre assez fort, il commence à saturer, à le distordre de façon chaleureuse. Écoute. C'est là qu'on obtient notre distorsion.

Bon, il utilise peut-être un vrai plugin de distorsion ou d'overdrive, mais quand tu peux saturer le filtre directement dans le synthé, c'est bien — c'est généralement un bel effet d'overdrive chaleureux.

Encore une fois, on a un patch mono ici, juste une note à la fois. Et on va utiliser l'unisson comme la dernière fois pour l'élargir. Donc unisson, on reste avec deux voix, on monte le spread à fond. Ensuite, on va augmenter notre détune juste pour l'épaissir un peu. En général, plus tu désaccordes un patch, plus tu obtiens un effet épais. On n'a pas besoin de beaucoup plus.

On ne veut pas en faire trop. Mais je vais l'augmenter juste un peu. C'est subtil, mais ça lui donne un peu plus d'action, un peu de pulsation, un peu d'épaisseur. Ensuite, je vais baisser le volume. En fait, je vais le monter. Voilà. On a déjà la reverb dessus.

Maintenant, la dernière différence, c'est que le patch dans le morceau a un peu plus de punch, il a un peu plus de… sorte de bas-médiums. Donc je vais insérer un EQ, et tu peux utiliser n'importe quel EQ pour ça. Et je vais booster 450. Écoute la différence avec et sans. Avec. Sans. Ça lui donne juste un peu plus de ooh ooh.

Ensuite, je vais couper le tout bas du spectre. Ça peut parfois resserrer ton son, et c'est excellent pour le mixage. Si tu enlèves ces basses que tu n'as pas besoin, ça dégage un peu le mix. Donc on va en faire un shelf. On va le mettre tout en bas. Et voilà. Et puis on augmente ce potard pour qu'on coupe juste, assez abruptement comme tu vois. Mais on doit juste enlever ce morceau du bas.

Mais on ne veut pas affecter cette bosse qu'on a ajoutée ici. Donc on lui donne du punch et on le resserre un peu en même temps. Et voilà ce son.

Maintenant, le son suivant est en fait le même son, mais une octave plus haut. Donc tout ce que je vais faire, c'est copier ce synthé. Le déplacer là. Ce MIDI ici est le même que celui-ci, mais une octave plus haut. Donc ce qu'on obtient, c'est ça. Et quand tu mets les deux ensemble. Maintenant, il y a quelques différences.

Pour celui-ci qui est plus haut, on veut réduire le volume, on ne veut pas qu'il soit aussi fort. Il doit être la couche, pas le son principal. Celui du bas, c'est notre son principal. Bien. On veut qu'il sonne un peu plus longtemps que celui du bas. C'est une super astuce : si tu veux qu'un son plus faible soit mieux entendu sans le monter, tu augmentes juste sa traînée. Tu augmentes sa longueur, et il sonnera juste un peu plus longtemps que l'autre.

Donc je vais augmenter le decay et le release du filtre juste un peu. Maintenant il est toujours plus faible, mais on l'entend beaucoup mieux juste en lui donnant une traînée plus longue. Ensuite, on va aussi l'égaliser. Parce que là, quand il entre, non seulement tu entends cet aigu, mais ça change le patch du bas, écoute. C'est plus dur d'entendre ce patch du bas tout seul, ils se sont un peu mélangés.

Maintenant, si c'est ce que tu cherchais, ce serait parfait. Mais ce n'est pas ce qu'on cherche. On veut que celui du haut soit plus petit et séparé. Donc je vais couper un gros morceau du bas du spectre avec un shelf, le baisser, et aller jusqu'à… environ… ici. Et je le fixe. C'est assez raide. Et maintenant, sans le lead aigu. Quand je le fais entrer, ça ne va pas changer le patch du bas. Ça le garde plus séparé. Sans EQ. Écoute ce qui arrive au patch du bas quand je coupe l'EQ. Le voilà activé. Tu vois comment ça change le caractère ? Donc dans ce cas, on utilise l'EQ pour séparer ces deux patchs afin qu'ils sonnent plus distinctement différents l'un de l'autre.

Et enfin, on fait entrer notre lead trance. Celui-ci va aussi avoir un EQ, on va le supprimer pour l'instant. Synth one, initialiser. Montons-le un peu. Celui-ci va être en dents de scie. Ensuite, pour obtenir ce beau son épais et désaccordé, on utilise notre détune ici, et ça va doubler cet oscillateur et le désaccorder. Beau, épais et large.

Mais on veut que la traînée, quand on relâche la touche, soit plus courte. On veut que ce soit un peu plus abrupt. Donc on va baisser le release d'amplitude. Et je veux faire ressortir ce grésillement du haut un peu plus. Puisque notre cutoff est déjà en haut, la résonance, on va faire ça. Je veux baisser légèrement ce grésillement pour qu'il soit un peu moins comme du bruit blanc, un peu plus tranchant. Ensuite, on va ajouter de cette saturation, ce filter drive, pour lui donner un peu plus d'agressivité. C'est un patch mono. Puis on va utiliser l'unisson non seulement pour l'élargir, mais pour l'épaissir un peu. Donc on va l'activer et passer à trois voix. Et ajouter un peu d'épaisseur en montant le détune.

C'est un peu la couche d'arrière-plan, donc on va baisser le volume. La reverb est dessus, écoutons le tout ensemble. Maintenant, je vais couper celui du haut pour qu'on entende juste le lead principal et ce lead trance. Quand le lead trance est ajouté, on perd un peu du corps du lead principal, écoute. Soudain, ce lead principal, tu entends juste plus son côté coupé, son attaque. Le côté… tranchant. Mais tu n'entends pas ce ooh, ce corps. Donc ça veut dire que quelque chose de ce lead trance masque le lead principal.

Maintenant, si tu te souviens, avec ce lead principal on a boosté 450. Donc on va aller dans le trance et on va couper 450. On va enlever ça, ce morceau de corps de ce lead trance, et ça nous permettra d'entendre le corps du lead principal beaucoup mieux. Donc c'était 450. Et on va le couper. Quand tu coupes, tu veux toujours rétrécir un peu.

Donc écoute le lead principal, pas le lead trance, quand j'active et désactive cet EQ. Activé. C'est subtil, mais ce lead principal devient soudain un peu plus mince, un peu plus léger. Il perd du corps quand cet EQ est désactivé. Donc encore une fois, on utilise l'EQ pour séparer les deux sons.

Dans ce cas, ces trois couches doivent être distinctement séparées. Donc on utilise l'EQ pour couper différents aspects de chacune afin qu'elles jouent bien ensemble. C'est en gros une technique de mixage qu'on utilise dans le cadre du design sonore. Et voilà. Merci d'avoir regardé.

Synth Tutorial: Ellie Goulding’s “Lights”

Dans ce tutoriel synthé, Joe Hanley, créateur de Syntorial, va recréer "Lights" d'Ellie Goulding dans Ableton Live. N'oublie pas, tu peux télécharger les fichiers MIDI, les presets de synthé, les fichiers audio, les fichiers de session et tout ce dont tu auras besoin pour suivre chez toi. Plugins utilisés :

TRANSCRIPTION DE LA VIDÉO :

Bienvenue. Aujourd'hui on va recréer le beat de "Lights" d'Ellie Goulding. J'utilise des plugins gratuits pour les synthés et les effets, donc quel que soit le logiciel que tu utilises, tu pourras suivre exactement.

Pour télécharger les presets, les fichiers MIDI et les fichiers audio, clique simplement sur le lien en haut de cette vidéo. Il te mènera à la page Kickstarter de Syntorial et descends jusqu'en bas dans la section tutoriels, chaque vidéo aura un lien de téléchargement.

Quand tu télécharges, tu obtiens l'audio exporté, un fichier avec les liens vers tous les plugins gratuits, tout ce dont tu as besoin pour recréer chaque piste, incluant les fichiers MIDI et les presets AU ou VST, et si
tu utilises Ableton ou Reason, les sessions complètes. Pour Ableton, tu n'auras besoin que de ces plugins gratuits et tout sera prêt dès que tu l'ouvriras.

Pendant que tu es sur cette page, jette un œil à Syntorial. C'est le tutoriel de synthétiseur ultime – un logiciel d'apprentissage entièrement interactif qui fera de toi un gourou de la programmation de synthé. C'est parti.

Bon, on commence par la batterie. Ces drums ont été faites à l'origine dans Reason puis l'audio a été exporté et importé dans Ableton, donc tu as ton audio de kick, ton audio de snare, ton audio de hi-hat, etc. Inclus dans les téléchargements tu trouveras tous ces fichiers audio ainsi que le MIDI original de Reason, donc tu peux soit simplement importer ces fichiers audio comme je l'ai fait ici, soit importer le fichier MIDI, regarder de plus près comment les rythmes sont construits et recréer la batterie avec tes propres samples, c'est toi qui choisis.

En décomposant la batterie on a : un kick, snare, snare, hi-hat, shaker, floor tom, et puis un fill de mid tom qui arrive ici à la fin. Et ensuite, deux cymbales. C'est le même sample de crash, juste sur des côtés différents, ça commence à gauche et vers la moitié ici tu l'entends à nouveau à droite. Voilà pour la batterie !

Maintenant on a le synthé rebondissant, ce truc qu'on entend tout au début du morceau. Le MIDI est déjà enregistré et tu peux bien sûr le télécharger pour voir quelles notes sont
jouées et quel rythme. J'aime avoir le MIDI enregistré qui tourne pendant que je programme, sinon tu dois jouer du clavier d'une main, programmer de l'autre et c'est beaucoup plus simple comme ça. Donc on va mettre ça en solo.

Le synthé qu'on utilise c'est TAL Noize m4k3r, un bon synthé gratuit VST/AU, Mac/PC. Donc ça c'est le son par défaut, qui est très loin de ce qu'on veut. D'abord on a besoin de notes multiples, poly. Pas de sub-oscillateur.
Et la forme, c'est comme un maillet, une note courte donc on va descendre le sustain complètement parce que c'est là où on veut que le son aille quand on joue, on veut qu'il descende à zéro et on veut que ça arrive assez vite. Donc on règle le decay à environ… ici.

Ça nous donne une note courte et quand tu veux un son de type maillet, tu veux qu'il réagisse pareil que tu maintiennes la touche ou que tu la relâches, donc tu égalises le release et le decay et maintenant il répond pareil quelle que soit ta façon de jouer.
Euh, aussi le son réel sur la piste est un peu plus doux à l'attaque donc on monte l'attaque – un peu, juste pour l'adoucir.

Bon, maintenant on remonte ici pour le timbre. La note est beaucoup trop grave, donc on la monte jusqu'ici. La forme d'onde n'est pas une dent de scie, c'est une impulsionnelle et là elle est carrée complète mais en fait on a besoin de quelque chose entre les deux. Le type de filtre est un passe-bas 24 dB. Après avoir expérimenté avec le son, j'ai trouvé que cet autre passe-bas 24 dB sonnait plus juste.

Le cutoff on peut le descendre pas mal pour obtenir ce beau timbre rond.
Et la résonance ! La résonance c'est la clé de ce son, c'est là qu'on obtient ce son percussif très maillet
en poussant la résonance à fond. Comme ça. Maintenant ça commence à sonner beaucoup plus comme il faut.

Le key tracking. Pour ceux qui ne savent pas, le key tracking ajuste essentiellement le cutoff. Il le monte quand tu montes sur ton clavier, le descend quand tu descends. Le but c'est que sans ça, les sons aigus sonneront plus sourds que les sons graves qui sonneront plus brillants, donc si tu joues une partie comme celle-ci où tu as des notes aiguës et des notes graves, tu veux activer le key tracking pour garder un son uniforme et rond
sur toute la partie.

Voilà ton son de base, on va le baisser un peu.
Voilà ton son de synthé de base. Maintenant on a juste besoin d'un bon delay. Ça c'est le delay par défaut de TAL-DUB, c'est presque ça mais pas tout à fait. Le timing est bon, tu as une croche à gauche, une noire à droite. Le damping, voyons… un peu plus amorti. C'est très courant d'amortir le son retardé pour que le son source soit un peu brillant devant et que le delay soit un peu plus rond derrière.

On ne veut pas de cette résonance, un son bien lisse. Le feedback, qui est le nombre de fois que le delay se répète… c'est un peu long. On va le couper à peu près ici et on pourrait utiliser un peu plus de ce son retardé. Voilà ton delay. Ramenons la batterie. Dernière chose : pour cette piste on va avoir une reverb sur un bus pour pouvoir y envoyer n'importe quelle piste qu'on veut.

C'est un preset Church dans Ableton mais tu peux utiliser n'importe quelle grande reverb de salle que tu as dans ton logiciel. Et on va y envoyer une bonne dose… tu vois, parce que ça va ajouter de l'espace et de l'ambiance. Et voilà le synthé rebondissant !

Ensuite il y a la basse, on va utiliser TAL Noisemaker encore.
Je vais le baisser un peu avant qu'on commence parce que c'est vraiment fort. Je vais aussi baisser ce sub pour l'instant. On va l'utiliser mais pas tout de suite. Première chose, je vais monter le deuxième oscillateur pour qu'il corresponde au premier. Donc… Le baisser un peu… et descendre la hauteur du second pour qu'il corresponde au premier.

Donc maintenant on a deux formes d'onde identiques à la même hauteur avec la même forme d'onde et le même volume. Maintenant, tout ce que tu as à faire c'est désaccorder légèrement le second. Ça nous donne ce son tourbillonnant, une sorte d'effet de chorus. C'est le timbre principal ici.

Ensuite on ramène le sub-oscillateur pour donner les basses.
Voilà ta basse. Le sub-oscillateur dans ce synthé est une onde carrée. C'est réglé comme ça en permanence parce que c'est la forme d'onde de sub-oscillateur la plus typique. C'est juste une forme d'onde solide, des basses bien présentes. J'utilise presque toujours une carrée et je dois le faire avec ce synthé.

Donc ça c'est une version brillante de la basse. La basse commence brillante mais ensuite elle descend vers un son rond, c'est comme un son rond à la fin. Donc, on règle le cutoff là où on veut qu'il aille. Ça va être le point le plus sourd qu'elle atteint à la fin de chaque note.
Laisse-moi remonter le contour, qui est la quantité d'enveloppe de filtre, jusqu'à là où on veut que le son commence.

Ouais donc on veut qu'il aille de ce brillant vers ce cutoff.
On descend le niveau de sustain complètement à zéro, qui est le cutoff. Et ensuite on monte le decay jusqu'à… environ là. Donc ça commence un peu plus brillant et devient plus sourd. Apparemment l'étape clé c'est la résonance. Ça lui donne un peu un effet wah. Dès que tu as une enveloppe de filtre en service, tu peux augmenter la résonance pour vraiment montrer ce que fait l'enveloppe et lui donner essentiellement un effet wah.

Maintenant, niveau volume… on le remonte. Et voilà ton son de basse.
Maintenant la seule différence c'est que ça c'est très étroit au centre. Dans la vraie piste c'est plutôt un son large. Donc, on va utiliser un delay pour l'élargir.

Maintenant on ne veut pas vraiment entendre tous ces petits delays donc je vais te montrer comment juste l'élargir sans entendre de delay. D'abord, mets-le à 100% wet, on ne veut pas entendre le son dry, ensuite on va ignorer ces valeurs synchronisées, on va mettre le delay gauche à rien et on va descendre celui-ci à environ ici.

Si tu le descends trop bas, tu as des sons bizarres. Si tu le montes trop haut, tu entends des notes séparées. Donc, juste ce qu'il faut. Pas de damping, pas de résonance. Feedback : trop peu et le son commence à disparaître. Trop et tu as du larsen, donc voilà. Et voilà ta basse large. Basse étroite. Basse large. Voilà la basse. Donc, en tout on a :

Donc maintenant il nous manque juste le son de cordes, le son de cordes synthé – un pad très classique, commun, utilisé dans plein de morceaux. Je vais le baisser d'abord, parce que ça va être beaucoup trop fort mais si je ne le fais pas… ok ! Donc ce à quoi ça ressemble maintenant c'est : des notes simples, déjà, mais on joue des notes multiples donc il faut lui donner plus de voix.

Pas de sub-oscillateur, c'est un peu mieux. Trop grave donc on va monter ça – oh trop aigu. Voilà. Maintenant on veut le même effet tourbillonnant que la basse avait, donc on ajoute un second oscillateur au même volume que le premier. Maintenant la raison pour laquelle la hauteur vient de monter c'est que quand tu mets deux formes d'onde identiques l'une sur l'autre, ça peut faire des trucs bizarres.

Regarde pendant que je le désaccorde pour obtenir le son tourbillonnant et la hauteur va revenir à la normale. Voilà. Donc voilà notre son de base. Maintenant… On veut qu'il s'éteigne un peu à la fin. Comme ça quand tu passes d'un accord à l'autre, il s'estompe un peu.

Et là on utilise un passe-bas, tout ouvert, mais en réalité le son a ses aigus et ses graves un peu coupés. Ça veut dire qu'il utilise un passe-bande – un passe-bande coupe littéralement des aigus et des graves, donc quand tu le mets vers le point médian, tu peux l'entendre. C'est pas super brillant mais ça n'a pas beaucoup de graves non plus, c'est une bonne façon d'affiner un son.

Maintenant on veut en fait que le son commence brillant et devienne sourd un peu comme la basse, mais on veut qu'il descende complètement si tu maintiens la touche assez longtemps. Donc il descend à rien mais il commence à environ là. Donc on veut descendre à rien, sustain à zéro pour correspondre au cutoff et decay là-haut. Nickel.

Maintenant tu as peut-être remarqué qu'on a perdu la traînée, même si notre release d'amplitude est toujours monté, il ne s'estompe plus. C'est parce que quand on relâche la touche, le cutoff dégringole super vite parce que le release est à zéro. Donc on monte le release pour qu'il corresponde à notre decay. Comme ça que tu relâches la touche ou que tu la maintiennes, quoi qu'il arrive, le filtre va fonctionner de la même façon. Donc voilà ton son de base juste là.

La seule chose qui manque c'est un peu de reverb. Mets un peu de wet. Je vais te montrer à quoi ça ressemble vraiment. Ça met beaucoup d'espace autour, on n'en a pas besoin d'autant. Ramène le volume à… et ça c'est la piste entière.

C'est tout ! Merci d'avoir regardé, clique sur le lien en haut de la page pour télécharger tout ce dont tu as besoin pour recréer la piste.
À la prochaine.

Tutoriel synthé : « I Can Only Imagine » de David Guetta

Dans ce tutoriel synthé, regarde Joe Hanley, créateur de Syntorial, recréer "I Can Only Imagine" de David Guetta de zéro. Tu peux aussi télécharger les presets de synthé, fichiers MIDI, audio et la session Ableton. Les plugins utilisés dans cette vidéo sont :

TRANSCRIPTION VIDÉO

Bienvenue, aujourd'hui on va recréer "I Can Only Imagine" de David Guetta. J'utilise des plugins gratuits pour tous ces synthés, donc tu peux télécharger ces plugins ainsi que les presets et fichiers MIDI pour recréer le morceau dans le logiciel que tu utilises.

Pour télécharger tout ça, clique sur le lien en haut de cette page. Ça te mènera sur la page Kickstarter de Syntorial. Si tu descends en bas, tu verras quelques vidéos tutorielles dont celle-ci et d'autres, chacune avec un lien de téléchargement au-dessus qui te donnera les presets… Laisse-moi te montrer en fait. Tu auras ça. Tu auras le fichier audio du morceau complet. Pour vous les utilisateurs d'Ableton, voici la session prête à l'emploi. Mais si tu n'as pas Ableton, ouvre simplement le dossier tracks et tu verras que tu as le fichier MIDI et le preset pour VST inclus dedans, donc tu peux le créer dans le logiciel que tu utilises.

Pendant que tu es sur la page Kickstarter de Syntorial, jette un œil à Syntorial. C'est le tutoriel de synthétiseur ultime. Un logiciel de formation entièrement interactif qui fera de toi un gourou de la programmation de synthé. Donc si tu veux pouvoir faire ce que je fais ici, recréer des sons à l'oreille, ce logiciel te donnera cette capacité. Allons-y.

Donc en commençant par la batterie, on a… Le kick. La caisse claire. Le clap. Le charleston. Et puis, de temps en temps, il y a cette sorte de crash très délavée. Et puis tu as ce roulement de snaps qui mène à chaque caisse claire. Tu peux aussi utiliser des claps vraiment étouffés, tant que tu en mets plusieurs d'affilée. Et voilà pour la batterie.

Ensuite, on a le Bendy Synth. C'est probablement le synthé le plus reconnaissable du morceau. On va utiliser Synth1 pour ça, un bon synthé VST gratuit. D'abord, je vais initialiser le son, c'est un preset que j'ai créé, c'est vraiment un réglage très basique. C'est un bon point de départ pour concevoir un son.

En solo. Maintenant tu entends comme un 'gon, gon gon', tu entends deux notes qui se chevauchent. Règle ça pour que quand tu passes en mode Legato, elles se poussent un peu l'une dans l'autre, comme ça quand on active le portamento, ces notes qui se chevauchaient et sonnaient vraiment brouillon avant créent maintenant un bel effet de glissement.

Et on va activer l'auto, pour que ça ne se produise que quand on joue vraiment Legato. Quand on connecte les notes le portamento s'enclenche, si on ne connecte pas les notes, le portamento ne s'enclenche pas. Maintenant on veut un peu plus de traîne sur ce son. Ça lui donne un peu de longueur. Ça remplit plus d'espace. Le premier oscillateur doit être une dent de scie. Le sub-oscillateur, aussi une dent de scie qu'on va pousser à fond, pour que les basses prennent vraiment le dessus sur le son.

Le deuxième oscillateur, je vais le mixer à 100% pour que tu l'entendes. Pardon, le troisième oscillateur. On va monter celui-ci d'une octave. Et le remixer pour que ce soit… Un des aspects les plus marquants, tu veux que les aigus ressortent un peu.

Ensuite, le filtre, passe-bas 24, on va baisser le cutoff. C'est le point le plus sourd qu'on veut que le son atteigne, mais il y a une enveloppe de filtre dessus, tu peux l'entendre commencer brillant et descendre, donc on va utiliser l'enveloppe de filtre. Monte le montant, ça définit où ça commence, l'attaque brillante mais on veut que ça descende jusqu'au cutoff, donc on va s'assurer que le sustain est complètement à zéro, parce que sustain zéro égale ton cutoff. Et on veut que la descente soit un peu plus rapide, on veut que le decay soit plus rapide, pardon, plus lent. Donc mets ça à 76.

Et le release, règle-le pareil aussi, au cas où on relâche une note tôt, pour que le filtre continue de descendre au même rythme. Enfin, ajoute de la résonance.

Si tu remarques, je laisse le key tracking désactivé, c'est parce que si je monte la hauteur, puis que je frappe une nouvelle note, comme le fait le portamento, ça aurait un effet bizarre sur le cutoff, je vais te montrer. Regarde quand ça monte. Après la montée, la note d'après, super brillante ! Ça sonne un peu bizarre et pas naturel. Sans ça, c'est un peu plus lisse, donc pas de key tracking pour celui-ci.

Ensuite, on veut que ce soit gros, large et étalé. Active l'unisson, ajoute une troisième voix, et désaccorde-le vraiment bien, cet unisson. C'est là que tu obtiens cette super instabilité, l'intensité vient du désaccordage de l'unisson. Et puis élargis-le. Puis pour le rendre encore plus étalé et tourbillonnant, ajoute du chorus et monte-le.

Voilà ton son de base, mais on veut lui donner plus d'attaque, on veut un transient d'attaque plus marqué. Donc, on a déjà un bon decay court pour nous donner ça, mais l'enveloppe d'amplitude soutient complètement, ce qui veut dire que le decay ne fait rien, on va étendre ce decay un peu plus loin.

Donc tu entends le transient d'attaque, l'avant du son ressort vraiment bien. Maintenant à cause de ce qu'on vient de faire, le volume perçu du son a beaucoup baissé, donc on va corriger ça en le remontant. Ramène les autres éléments de batterie. Et voilà ton Bendy Synth.

Ensuite, on a le Bass Synth. Pour ça, on va utiliser TAL-Noisemaker. C'est peut-être l'un des patchs de synthé les plus simples jamais créés. Comme il n'y a qu'une forme d'onde, on ne va pas utiliser de sub-oscillateur. Et celui-ci utilise aussi un portamento, un peu comme le Bendy Synth, donc on veut monter le temps de portamento jusqu'à… là. Et active l'auto pour que ça se produise quand tu joues Legato.

Donc, quand tu montes c'est une note Legato. Voilà notre portamento, c'est déjà réglé sur dent de scie. Maintenant tout ce que tu as à faire, c'est baisser le cutoff du filtre 24dB. Et c'est tout. Écoutons ça avec… La batterie. C'est un peu entre les coups de kick. Et puis le Bendy Synth. Et voilà la basse.

Enfin, on a les petits Blippy Synths sur les côtés du mix. Pour ça on va aussi utiliser TAL-Noisemaker. Donc, pas de sub-oscillateur. Et on veut rendre ce son très court, donc baisse le sustain d'amplitude complètement à zéro, et monte le decay juste un peu, le release pareil, au cas où. Donc, maintenant peu importe comment tu joues ce son, ça va juste être cette toute petite note courte.

On va passer à un passe-bas 12dB. Ça te donne, ça a tendance à être un son plus brillant. Honnêtement, avec les leads, les basses j'ai tendance à utiliser un passe-bas 24dB, et puis avec les pads et d'autres trucs, je fais du 12dB, ça sonne comme ça, tu vois, j'expérimente entre les deux, mais en général, tu obtiens un son un peu plus fin, pas plus fin mais comme plus brillant, genre, plus brillant avec 12dB, avec 24 tu obtiens un son plus sculpté. Donc, quand tu veux que quelque chose perce vraiment et ait de la forme et du corps, j'utilise 24. Les trucs un peu plus légers, qui veulent sonner plus naturels, un peu plus brillants, 12dB, mais vraiment, tu expérimentes juste, tu alternes entre les deux jusqu'à obtenir le bon son.

Dans ce cas, on utilise 12dB, on va baisser le cutoff jusqu'au point le plus sourd qu'on veut pour le son, et ensuite on va utiliser l'enveloppe pour le sculpter, donc on va pousser le contour. Donc le début du son, c'est son point le plus brillant, on veut qu'il descende jusqu'à ce point sourd qu'on a dit, avec le contour. Donc on règle notre sustain complètement à zéro, pour qu'il égale le cutoff. Et ensuite, monte. Voilà. Règle le release pour égaler le decay.

Donc maintenant, ça fait descendre le filtre très rapidement, du plus brillant au très sourd. Ça lui donne juste un peu de forme. Voilà ton son de synthé de base. La seule différence c'est qu'il est sur les côtés gauche et droit du mix, c'est un son très large, donc on va introduire un delay, et l'utiliser pour créer ce son large, maintenant pour faire ça, on va le pousser à 100% large, donc tout ce qu'on entend c'est le son du delay. On ne veut pas d'amortissement ni de résonance, pour que le son naturel passe complètement à travers le delay.

Ensuite, on va baisser le feedback, je vais te montrer pourquoi dans une seconde. Voyons voir, complètement jusqu'à peu près ici. On y reviendra. Maintenant, on va régler ces temps de delay en manuel, celui de gauche, zéro, donc ce son passe juste sans rien qui arrive du côté gauche, et du côté droit, tu veux le descendre jusqu'à ce que ça sonne comme un seul son. Maintenant, revenons au feedback. C'est ce qui se passe si le feedback est trop élevé. Donc, tu veux le baisser suffisamment, trop et tu perds le son donc, juste la bonne quantité. Maintenant, c'est stéréo !

Ramène tout le reste. Voici la basse. Et puis, la pièce maîtresse. Et puis, on ajoute un peu de compression sur le bus, un peu de Mix Gel, comme Ableton l'appelle. J'ai commencé avec un preset que j'ai sélectionné : Mix Gel, mais ensuite tu dois ajuster l'attaque le release le seuil, vraiment obtenir que ça commence à un peu se coller ensemble et pulser un peu. Et puis, pour rendre ça fort, juste Brick Wall. Et ça le fait pomper encore plus. Je pense que j'ai mis une bonne dose de compression. Ça sonne bien, donc…

Et voilà ! Encore une fois, pour télécharger tous les fichiers MIDI et presets, clique sur le lien en haut de cette vidéo, ça te mènera sur la page Kickstarter de Syntorial, descends en bas ici, où tu verras plein de vidéos tutorielles, dont celle-ci, et clique sur le lien au-dessus de chaque vidéo pour télécharger tous les bonus qui viennent avec. Et pendant que tu y es, jette un œil à Syntorial, encore une fois, si tu veux pouvoir faire ce que je fais, programmer tous ces sons à l'oreille, alors ce programme te donnera cette capacité, te formera pour devenir un super programmeur de synthé. Merci d'avoir regardé !

Tutoriel Synthé : Clean Bandit "Rather Be"

Watch Joe Hanley, the creator of Syntorial, as he recreates the featured synth patch from Clean Bandit’s “Rather Be”. Video includes valuable info on finishing a synth patch, and making a simple sound interesting. Don’t forget to télécharger les presets et fichiers MIDI. Logiciels et plugins utilisés :

TRANSCRIPTION VIDÉO

Aujourd'hui, on va voir comment recréer le patch de synthé principal du morceau Rather Be de Clean Bandit. En soi, c'est un patch assez simple, mais c'est une excellente leçon pour apprendre à prendre quelque chose de très basique et banal et le rendre intéressant, ce qui est important pour un son vedette. Dans ce morceau, il y a des passages où il est tout seul, ou juste avec la voix. Il doit donc être intéressant quand tu l'utilises comme son principal. C'est une super leçon pour apprendre à transformer quelque chose de banal en quelque chose d'intéressant.

Avant de commencer, je veux te parler rapidement de Syntorial. Syntorial est un logiciel d'entraînement ludique, comme un jeu vidéo, qui t'apprend à programmer des patchs de synthé à l'oreille. Je l'ai conçu pour te transmettre les compétences que j'utilise dans cette vidéo : prendre un son que j'entends dans ma tête ou sur un morceau et le recréer.

Pour ça, il combine des vidéos de démonstration avec des challenges interactifs où tu programmes des patchs sur un synthé logiciel intégré. Tu peux l'essayer gratuitement, clique simplement sur le lien qui s'affiche à l'écran, il te mènera vers notre site où tu peux télécharger la démo gratuite.

Alors Rather Be, voilà le patch. Simple mais très jouable, et il y a plein de détails qui le rendent intéressant. La première chose que je vais faire, c'est enlever tout sauf le synthé.

J'utilise Synth1 et tu peux télécharger ces plugins - ce sont tous des plugins gratuits. Tu peux les télécharger via les liens qui s'afficheront à l'écran chaque fois que je les ouvre. On va commencer par initialiser le synthé. J'ai créé un patch initialisé, et tu peux le télécharger avec tous les presets utilisés dans ce tutoriel en cliquant sur le lien qui s'affiche à l'écran maintenant.

Il te mènera vers notre page tutoriel sur le site de Syntorial et tu pourras tout télécharger là-bas, y compris le fichier MIDI. Si tu veux savoir quelles sont les notes et comment c'est joué, tu peux utiliser le fichier MIDI pour voir ça en détail. Donc après avoir installé le patch initialisé, tu peux le sélectionner ici. Et maintenant ça sonne comme ça, Oups ! Désolé. Je dois m'en éloigner, voilà.

C'est juste une simple dent de scie et on est déjà en mode poly. On a donc plein de voix, largement assez. On va passer à une sinusoïde et on y est presque. Il y a quelques petits ajustements à faire sur l'enveloppe d'amplitude.

Je vais mettre le sustain à zéro parce qu'on veut que le son disparaisse, qu'il se coupe, peu importe si on maintient une touche ou qu'on joue court, on veut toujours une note courte pour celui-ci. Donc maintenant on a ça. C'est un peu trop court. Je vais augmenter le decay et le release juste un tout petit peu.

Tu vois, ce qui est intéressant c'est que le release c'est évident, c'est juste combien de temps ça résonne, mais sur ce genre d'intervalles courts, ces petits ajustements peuvent faire la différence entre un son riche et un son maigre. Rien qu'en l'allongeant un peu, on obtient un peu plus de corps, un peu plus de longueur et ça donne juste un peu plus de plénitude à notre son.

Voilà notre patch de base. Tu pourrais te contenter de ça. C'est très jouable. Ça sonne bien. Mais encore une fois, tu veux le rendre intéressant. Tu comprends, il faut qu'il ait quelque chose en plus. Si ça va être un patch vedette. Donc ils font plusieurs choses ici.

La première chose, c'est qu'ils utilisent un LFO pour le faire sonner légèrement désaccordé, un peu instable, presque comme quand tu entends une platine vinyle, quand il y a un petit accroc dans le disque et que tu entends tout descendre en hauteur puis remonter. On veut lui donner ce genre d'oscillation instable. Donc on active le LFO et on veut le router vers la hauteur de l'oscillateur un, ce qui est déjà le cas. Voilà l'oscillateur un et deux. C'est bon, on n'utilise pas le deux.

Et ensuite quand tu augmentes notre quantité juste un peu, si on en fait trop ça va sonner trop dingue. Genre évidemment là c'est beaucoup trop. Donc on veut quelque chose de subtil. On veut pouvoir entendre le changement de hauteur, mais on veut quand même entendre les notes.

Et ensuite on veut ralentir un peu parce que là ça sonne un peu trop erratique. Alors maintenant comparons LFO désactivé. et activé. On lui a donc donné de la personnalité avec ça. On a pris quelque chose de banal et simple qui n'avait rien d'extraordinaire et on lui a donné un peu de personnalité en rendant la hauteur un peu instable.

Ensuite, on veut lui donner du caractère. On veut y ajouter de la variation. Et on va utiliser de l'overdrive pour ça. Il existe plein de plugins d'overdrive, de distortion, de wave shaping gratuits. Mais ceux que j'utilisais, je ne les aimais pas. Beaucoup donnent ce genre de crunch mais ajoutent aussi un bruit blanc crade par dessus, ce que je n'ai jamais vraiment aimé. Donc je suis reparti à la recherche et j'ai trouvé celui-ci que j'aime vraiment appelé TubeDriver de Nick Crow lab.

Et il donne cette belle distorsion chaude, ce crunch, sans ajouter ce son papier crade par dessus. Donc par défaut ça sonne déjà bien. C'est subtil mais c'est un joli petit, juste une chaleur subtile et une distorsion subtile. Mais on va le peaufiner un peu ici. Là je vais désactiver ça une seconde. Un truc que j'ai oublié de mentionner.

Tu peux remarquer qu'à chaque fois qu'une note est jouée, tu entends un petit "tt", un petit bruit de pop. Juste un petit "tt". Ça arrive souvent avec les synthés quand ils jouent des sinusoïdes au début de chaque note, tu entends ce petit transient d'attaque.

Souvent tu peux t'en débarrasser simplement en augmentant l'attaque d'amplitude juste un peu, mais dans leur cas ils l'aimaient bien donc ils l'ont gardé et ils l'ont utilisé comme transient d'attaque. Nous, on veut en fait l'augmenter. On veut le rendre plus fort. Donc tout ce qu'on a à faire c'est éclaircir les aigus et TubeDriver a un EQ intégré, un high shelf. Donc on va activer ça. On va utiliser la plage d'un kilohertz. On veut vraiment beaucoup éclaircir les aigus et regarde écoute le son de pop pendant que j'augmente ça.

Maintenant, comme on a augmenté le volume des aigus autant, ça pousse le drive encore plus. Donc on a plus de crunch, plus de distorsion. Mais on en veut encore plus. Donc on va augmenter le potard de drive un peu. Tu peux l'entendre surtout avec les accords, quand tu joues plus de notes, plus tu pousses de signal dans l'overdrive. Donc tu vas avoir un peu plus de distorsion.

Maintenant on avait aussi trop de volume, donc on clippe, on va baisser le volume ici. Souvent quand tu ajoutes du drive, tu as une augmentation de volume donc tu peux juste compenser le volume maintenant.

La dernière chose qu'on a c'est ce potard de bias. Le meilleur moyen de comprendre ce qu'il fait c'est de tester les extrêmes. En fait, si tu te demandes ce que fait un potard ou un bouton ou quoi que ce soit, la meilleure chose à faire pour comprendre ce qu'il fait à ton son c'est de toujours tester les extrêmes, tourne-le à fond, tourne-le à zéro et tu entendras les différences et ce que ce truc fait vraiment.

Donc tournons-le complètement à gauche. Ça lui donne presque un genre de steel drum, une tonalité un peu métallique. Complètement à droite ça disparaît. On obtient un son d'overdrive beaucoup plus pur avec le bias à fond. Et c'est ce qu'on veut pour celui-ci.

Maintenant cet effet steel drum serait cool si tu voulais ajouter de la personnalité. Mais on a déjà de la personnalité avec cette oscillation du LFO. Donc on va mettre le Bias à fond pour avoir un bel overdrive pur et propre. Sans. Donc c'est plutôt propre, discret.

Donc c'est sympa, ça le fait ressortir, le rend un peu plus agressif, ça nous donne du caractère. Et maintenant quand tu joues des accords c'est un peu crunchy, les notes simples c'est un peu plus propre. C'est juste une variation dans le son.

Ensuite on va enlever un peu de masse de ça. C'est un peu pataud, avec un EQ tu peux utiliser l'EQ que tu veux. Moi j'ai pris 711 Hertz, moins 5,16 dB. Et ensuite quand je coupe, j'aime resserrer la coupe un peu donc j'ai augmenté le Q à peu près ici.

Donc comparons désactivé, activé, Ça enlève juste un peu de ce son pataud. C'est un choix esthétique. Et pour ce que j'en sais l'ingé son a pu faire ça parce que ça interférait peut-être avec la voix qui sait, mais j'essaie juste d'imiter ce patch autant que possible. Et j'aime bien. On enlève un peu de ce son pataud, ça le nettoie, ça l'affine un peu, mais ça n'enlève pas trop de corps ou de basses.

Et enfin on veut donner de la vie à ce patch. Donc on va utiliser de la reverb pour ça. Je vais utiliser ce plugin ambience gratuit et par défaut le dry est complètement à zéro. Donc on n'a que du wet. Alors remettons notre dry à 100% et on ne veut pas tout ce wet. Oups ! Là c'est extrêmement wet. Donc on va le baisser à environ la moitié pour l'instant, plus tard on va le baisser encore plus, mais je vais le laisser là pour que tu puisses entendre ce qui se passe.

Donc d'abord je veux l'allonger. Je veux que cette reverb résonne un peu plus longtemps. Et ensuite je veux rétrécir la pièce un peu, juste pour rendre la taille globale de la reverb un peu plus petite. Ensuite on la veut complètement étalée à gauche et à droite. Vraiment profiter de notre champ stéréo avec celle-ci. Si tu portes un casque tu peux entendre la différence maintenant c'est bien large.

Et ensuite cette reverb, il y a beaucoup d'espace dedans. Elle prend des tonnes dans notre mix et il y a beaucoup de basses boueuses et lavées. Donc on veut couper ça avec un EQ et cette reverb a un EQ intégré. Donc la première chose que je vais faire c'est juste baisser notre coupe low-shelf à fond. Ça aide mais on veut couper encore plus. Donc je vais augmenter la fréquence pour qu'on coupe plus, plus de basses. Voilà.

Je vais comparer la différence entre coupe lowshelf avec et sans. Ce "oooh" ce genre de basses a disparu maintenant. C'est beaucoup plus propre, mais on a toujours cette belle grande pièce autour. Maintenant on veut que ce soit beaucoup plus subtil. Donc on va baisser notre gain wet bien bas.

Donc comparons désactivé. activé. C'est subtil mais ça lui donne de la vie. Parce que comme les synthés, surtout les synthés logiciels, tout synthé que tu branches directement, il n'y a pas d'espace autour d'eux. Il n'y a pas de taille autour d'eux. Ce sont des sons très stériles. Quand tu ajoutes un peu de reverb, même juste un tout petit peu comme ça ou du delay, soudain ça met de l'espace autour. Ça lui donne de la vie.

Donc le LFO donne de la personnalité, le drive lui donne du caractère et de la variation, et la reverb nous donne de la vie. Et voilà. Merci d'avoir regardé.